6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Garcia a l'Italie à sa botte

Nouvel empereur romain, Rudi Garcia réussit chez les Giallorossi, leaders avec 5 points d'avance sur leurs plus proches poursuivants (Naples et la Juventus) : 8 victoires en 8 matches, 22 buts marqués, 1 seul pion encaissé !

L'ancien entraîneur stéphanois a évoqué hier son expérience italienne dans Le Parisien.

"La ferveur des supporteurs me surprend encore. Les gens vivent avec et pour l’AS Roma. Dans l’ordre, c’est l’AS Roma, ton épouse et, après, ta religion. Quand ils ont gagné le titre la dernière fois, ils l’ont fêté pendant des mois. Moi, je n’ai pas cette attitude, je suis quelqu’un de mesuré. C’est un atout ici. Avoir redonné le sourire et de la fierté aux supporteurs, c’est une vraie satisfaction. Après la victoire à l’Inter, il y avait plus de 1000 personnes qui nous attendaient à l’aéroport. C’était un gros match, mais on n’était qu’à la 7e journée… Est-ce que j'imagine remporter le championnat italien cette saison ? Non, je suis quelqu’un qui s’appuie sur le passé mais qui vit dans le présent. Je ne me projette pas sur ce que je ferai dans un ou cinq ans. Ni sur ce qui se passera en mai prochain! "

Son adjoint Claude Fichaux, qu'il avait eu sous sa direction à l'ASSE lors de la saison 1998-1999, garde lui aussi la tête froide sur le site Totalsportlive :

"En Italie, il y a 60 millions d’habitants et 60 millions d’entraîneurs, le foot est quasiment une religion. Comme on s’est rapidement mis à l’italien et que nous avons dirigé les premières séances d’entraînement en italien cela ne pouvait que bien se passer et le fait de gagner les matchs a encore plus facilité l’acclimatation. Il est vrai que nous effectuons un début de saison idéal, mais il reste 30 journées. Malgré cette entame de saison idéale, l’objectif du club reste le même, à savoir accrocher une place européenne à la fin de l’exercice ce qui n’est plus arrivé ces dernières saisons. Nous ferons le point en avril par rapport au classement à ce moment là et verrons s’il y a lieu ou non de revoir nos ambitions à la hausse."