Une perte d'idendité avec des investisseurs étrangers ?

La Provence a publié aujourd'hui un entretien de l'ancien milieu de terrain des Verts et des Bleus Bernard Genghini (63 ans). Extraits.
"Je suis revenu depuis 7 ans dans mon club, le FC Guebwiller, qui a fusionné avec Issenheim et les Italiens de Guebwiller. Le club s'appelle désormais AGIIR Florival. Nous sommes dans un coin d'Alsace où il y a beaucoup d'Italiens venus en France comme mon grand-père, arrivé d'Emilie-Romagne, après la Première Guerre mondiale pour travailler comme maçon.
Le FC Sochaux, j'y ai passé 25 ans. Arrivé à 16 ans, j'en suis parti à 24 pour rejoindre les Verts. J'y suis revenu en 1999 pour travailler comme directeur sportif aux côtés de Jean-Claude Plessis .Nous avons gagné la Coupe de la Ligue [en 2004, après voir éliminé Sainté dans le Chaudron en demi-finale, ndp2], la Coupe de France. On a joué en Coupe d'Europe contre l'Inter et Dortmund.
J'ai quitté le club en 2015 quand Peugeot a vendu à des Chinois, puis à d'autres dont j'ai senti qu'ils n'avaient pas trop envie de travailler avec moi. Quand je suis arrivé au centre de formation, notre entraîneur Pierre Tournier nous avait emmenés à l'usine, on voyait des gens faire les trois huit, bosser à la chaîne, on pouvait mesurer notre chance de jouer au foot. Avec des investisseurs étrangers, il y a une perte d'identité des clubs de foot."