Jean-Mimi n'est pas triste, il a honte !

30/03/2025
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Larqué a encore fait du Larqué en début d'après-midi sur RMC. Extraits.

"Si j’ai de la peine quand je vois où en sont les Verts ? Je ne suis peine, je ne suis pas triste. J’ai honte, ce n’est pas pareil. J’ai honte de voir mon club dans cette situation. Mais ce n’est pas étonnant ! J’ai une pensée pour tous ceux qui un jour, parce qu’il y avait le tandem Romeyer-Caïazzo, disaient : « il faut vendre le club, vous allez voir, tout va aller mieux ! » Aujourd’hui on a vendu le club et sur ce que je sais – j’en sais beaucoup – c’est un club où personne ne travaille. Personne ne travaille ! On a vu une fois l’actionnaire principal. Hier il y avait le président, qui passe une fois par mois. Et puis il y a 2 Canadiens, que personne ne connaît au club d’ailleurs, qui traitent les affaires courantes, qui ne courent pas beaucoup d’ailleurs... Les gens qui étaient en place ? Soucasse n’est qu’une courroie de transmission. Loïc Perrin, qui avait déjà des difficultés, ne sert plus à rien. C’est un club où personne ne travaille. Personne ne travaille !

Et puis pour être triste il faudrait que j’ai des sentiments pour les joueurs qui composent cette équipe. Mais comment tu peux ? Tu ne finis pas un match sans concéder un penalty ou un expulsé. De cette équipe-là, et je m’en fous si je mets les pieds dans le plat, il n’y en a pas un qui aurait été titulaire dans l’équipe B de mon époque, qui a sorti des internationaux comme Larios, Lacuesta, Cazes, qui ont disputé une finale de Coupe d’Europe avec Bastia. Il n’y en pas un qui aurait été titulaire ! Je ne suis pas peiné, je ne suis pas triste, j’ai honte.

Tout est résumé dans une attitude. Un jour, un hommage est rendu par l’équipe de 1976 à Georges Bereta, mon ancien capitaine qui était né à 200 mètres du terrain et qui avait passé toute sa vie à être au service de l’ASSE. Nous étions tous réunis sur la ligne de touche avant un match de L2. Sur les 18 peintres qui étaient en train de s’échauffer, un seul est venu nous saluer : Gautier Larsonneur. Les autres sont passés à côté de nous, ils ne connaissaient pas Osvaldo Piazza, ils ne connaissaient pas Dominique Bathenay, ils ne connaissaient pas Jean-Michel Larqué. Quand tu sais ce que notre équipe a représenté dans l’histoire de l’ASSE…

Il y a plus de talent offensif à Saint-Étienne qu’au Havre ou à Montpellier ? Evidemment, aux royaume des aveugles, les borgnes sont rois. Je veux bien qu’à un moment ou un autre il y en ait un qui sache tirer un corner ou faire une passe à 5 mètres dans les pieds d’un partenaire. Il ne faut quand même pas pousser Mémé dans les orties ! Je ne vais pas faire de cas individuel sur les uns et les autres. Mais c’est une équipe… Combien elle a pris de buts ? 63. Est-ce qu’une équipe comme Lorient, le Paris FC ou même Laval prendrait autant de buts en L1 ? Si cette équipe stéphanoise était encore en L2 cette saison, est-ce qu’elle monterait ? Je ne suis pas triste, j’ai honte."

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