Robby aime Robben
Robert Herbin donne ses impressions sur le début de la Coupe du Monde dans Le Progrès. Extraits.
"J’ai été très surpris par la lourde défaite de l’Espagne face aux Pays-Bas. Personne ne s’y attendait. J’ai comme l’impression que cette équipe espagnole est au bout d’un cycle. J’ai senti une forme d’usure mentale et physique, alors que cette formation nous a enchantés ces dernières années. Il ne faut pas condamner l’Espagne pour autant. Elle peut avoir une réaction lors du prochain match. Sinon, ça risque d’être la déconfiture. J’ai bien aimé Robben. Il possède une grande maîtrise individuelle. Il sent les coups. Les Pays-Bas ont une carte à jouer mais ils sont souvent inconstants. Il est trop tôt pour se prononcer sur l’issue de cette compétition, même si l’Argentine avec Messi a des arguments à faire valoir.
J’ai vu une équipe de France très collective, très solidaire contre Honduras. On a beaucoup parlé de la blessure de Ribéry. A mon sens pourtant, son absence est un point positif sur le plan collectif. C’est un joueur particulier qui nuit parfois à cette notion. Ses partenaires ne prennent pas assez de responsabilités lorsqu’il est présent. Là, elles sont mieux réparties. Dans le rôle de meneur, d’accélérateur, c’est mieux quand le petit Valbuena est seul. Le jeu est simplifié. Benzema aussi s’exprime mieux. Le match de vendredi sera assez déterminant. La Suisse est une bonne équipe, même si elle s’est imposée de justesse face à l’Equateur. Elle va mettre plus de rythme, de pression que le Honduras."