Luis attaque, Galette contre-attaque
Vous avez raté l'intervention de Christophe Galtier aujourd'hui à 17h30 sur RMC ? Poteaux Carrés est encore là pour vous la retranscrire !
"Après ce match nul contre le Paris-Saint-Germain, je me suis calmé. Je n'étais pas spécialement énervé. C'est l'accumulation. Je ne veux pas revenir sur "est-ce qu'il y a coup franc ?", "est-ce qu'il y a carton rouge ?", etc. Je constate qu'il y a des décisions défavorables en ce moment, ça ne nous sourit pas. Tout ça fait qu'on perd des points, ça nous prive de victoires. C'était déjà le cas contre Bastia. On pensait tenir la victoire et à la sortie on ne tient pas ces trois points. Ces points vont nous manquer à un certain moment. A Marseille aussi on a eu des décisions défavorables, même à Valenciennes sur le pénalty sifflé... C'est comme ça, ça fait partie d'une saison. Je sais que c'est difficile d'arbitrer. A partir du moment où c'est un homme qui arbitre, il a le droit à l'erreur, il n'y a rien de volontaire là-dedans. Mais quelque part on peut comprendre notre sentiment de frustration. L'arbitre doit-il mettre le carton rouge à Fabien ? Je trouve que c'est sévère. Evidemment, j'ai vu que Fabien a fait beaucoup de fautes, mais celle-là, si on la regarde bien, on voit que Blaise Matuidi déjà lui accroche un peu le bras... On ressent vraiment de la frustration sur ce match-là.
Quand on a été à égalité numérique, on a été bien organisé, respectueux de ce que l'on voulait faire, avec de l'ambition dans le jeu. Si on mène au score, c'est mérité. Après, c'est devenu plus difficile en infériorité numérique. Paris a déjà beaucoup la possession de balle en temps normal, alors avec un joueur en plus... On a montré beaucoup de courage et d'abnégation pour tenter de préserver ce résultat, mais malheureusement on n'y est pas arrivé. Les fautes de Fabien existent, je n'ai jamais dit le contraire. Voir Fabien quitter le terrain ensanglanté, c'est assez choquant. Je trouve que c'est sévère. Quand Fabien sort la tête en sang, ça choque, à l'image de Kurt Zouma qui sort sur un coup de coude avec la bouche en sang, mais ça, c'est passé inaperçu... Mais on ne peut pas que se réfugier derrière des décisions qui ne sont pas en nôtre faveur, ce serait masquer des faiblesses, des absences quelquefois sur des résultats négatifs. Mais là on s'était préparé pour faire l'exploit, on n'était pas loin de le réaliser. Je sais qu'à ce moment-là ça va être difficile. On mène quand même 2-0 à ce moment-là. C'est sévère mais je suis conscient que Fabien a fait des fautes, je l'ai vu ce matin, on en discuté un peu. A la télé, on me voit énervé et frustré comme l'a si bien dit Fred Antonetti sur le plateau de Canal. Je suis frustré car on n'est pas loin du truc. Les joueurs ont tellement donné que je voulais qu'on puisse battre Paris.
Ce n'était pas le même PSG que la saison dernière. Celui de cette année est plus fort en termes d'effectif mais il est surtout différent dans sa manière de jouer, ça ressemble plus au Barça qu'au Real. L'an dernier, ils procédaient par des attaques beaucoup plus directes. Cette année, ils ont une préparation qui part de derrière. On a essayé de les contrarier dès le départ pour les choper dans le coeur du jeu. Il y a ce que moi je peux proposer en tant qu'entraîneur mais il y a aussi la volonté des joueurs. Il y a une part de réussite mais on a réussi à trouver comment contrarier Paris. On ne voulait surtout pas revivre nos premières périodes à Marseille et à Monaco. Sur ce plan là, j'ai été très satisfait. Je voulais aborder ce match en conservant un certain potentiel offensif. Pour marquer des buts, c'était primordial. J'avais demandé à mes joueurs de ne pas jouer long sur nos attaques, il s'agissait de sortir à base de petites passes. On voulait les presser et les transpercer avec des passes dans la verticalité. On voulait aussi défendre tout à l'intérieur pour les forcer à venir sur les extérieurs car on avait remarqué qu'ils marquent beaucoup de buts par-dessus la défense, dans les intervales, mais un peu moins par des centres. Ce n'était pas une clé mais une option : on ne voulait pas les prendre par l'axe... mais on les a pris par l'axe !
Je voulais avoir des couloirs frais pour défendre. Sachant l'apport des latéraux de Paris, je voulais des joueurs frais susceptibles aussi d'apporter un certain danger. S'il y a eu un tournant dans le match, c'est bien sûr le carton rouge. Avant cette expulsion, j'étais déjà dans la réflexxion de faire sortir Fabien. Je sais que ce match-là, il faut le finir à onze et que mes joueurs avertis risquent l'expulsion, et ça a hélas été le cas. Laurent Blanc, quand il a voulu revenir au score, il a sorti à la fois Alex qui avait déjà un carton jaune, et Verratti. Laurent a su faire les bons choix. L'ambiance dans le stade était extraordinaire. je n'avais jamais vécu ça depuis que je suis à Saint-Etienne. Quand je suis arrivé ici, c'était l'ancien Geoffroy-Guichard, il n'y avait pas une telle capacité. Dans la nouvelle configuration, il y a une très, très grosse ambiance, de tous les côtés, des deux kops. On a trois nouvelles tribunes qui sont magnifiques, j'attends que la quatrième soit finie pour que ce soit extrarordinaire. A Saint-Etienne, l'ambiance est extraordinaire. Ce matin, en déjeunant avec le personnel administratif du club, je disais que je comprends pourquoi les gens passés par Saint-Etienne restent marqués par ce club et cette couleur verte. Il y a une ambiance dans le Chaudron qui est extraordinaire !"