Hervé défend Romeyer et regrette Galtier

23/02/2022
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Le Quotidien du Sport a publié aujourd'hui une interview de Hervé Revelli, meilleur buteur de l'histoire de l'ASSE. Extraits.

"Je suis toujours resté Vert dans ma tête. Encore aujourd’hui, ce club, je le connais par coeur. On l’a parfois donné à n’importe qui. J’ai essayé de rester neutre le plus souvent possible, je ne suis monté au créneau qu’à une reprise. Lorsque j’étais au Conseil Général et que le club était dirigé par Alain Bompard et Gérard Soler, je m’étais permis de dire que si on continuait comme ça, le club allait droit en L2. Et c’est ce qui s’est passé.

Si on parle encore aujourd’hui des Verts partout dans le monde, si la notoriété de Saint-Etienne est ce qu’elle est 50 ans après, c’est grâce à Roger Rocher. Il est évident que le foot est de plus en plus dirigé par les puissances financières. Dans ce contexte, le président Romeyer, pour qui j’étais revenu comme dirigeant, et qui est très critiqué, fait avec les moyens du bord. Au moins, lui, c’est un vrai amoureux du club, on ne peut pas lui enlever ça.

Peut-être faut-il ouvrir l’ASSE à des capitaux étrangers… Le mieux serait quand même que le club revienne à quelqu’un qui connaisse bien la maison. J’avais bien aimé la présidence d’André Laurent, il avait fait des choses intéressantes. Mais tellement de rigolos sont passés à la tête de l’ASSE ! Je les appelle les Lucky Lucke. A peine arrivés et déjà partis…

Il ne faut pas que l’ASSE soit l’otage d’intérêts particuliers. On en a vu qui se servaient du club pour leurs affaires, ou qui n’avaient d’autres ambitions que ça, comme le projet russe. C’est désastreux. Il faut arrêter et ne jamais donner le club à ces gens là ! Franchement… je n’aimerais pas être à la place des deux présidents. Mais, pour le moment, la réalité c’est cette 16ème place en championnat avec une équipe qui aurait largement les moyens d’être mieux classée.

La question n’est pas de savoir s’il fallait garder Claude Puel, plutôt regretter de ne pas avoir gardé Christophe Galtier. C’est lui qu’il fallait garder, quitte à le payer bien plus cher. Un coach comme ça, ça n’a pas de prix. On le voit bien depuis avec les bons résultats qu’il a obtenus à Lille, où il a été champion de France devant le PSG, et à Nice, un autre club qui me tient à coeur et qui n’a jamais été aussi proche de jouer la Ligue des Champions. Avec lui, on savait où on allait, sur quelles bases précises. A Sainté, j’ai connu Jean Snella, qui a bâti le socle stéphanois, puis Albert Batteux, qui l’a amélioré, et enfin Roby  qui l’a magnifié avec les épopées européennes. Galtier est de cette trempe là."

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