7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Le président de Montpellier zéro tacle Caïazzo

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Dans Le Journal du Dimanche, Laurent Nicollin évoque la situation financière alarmante de son club et glisse un tacle à ceux qui ont dit tout et son contraire pendant la crise sanitaire.

"Avant chaque match à domicile, on teste une soixantaine de personnes, et parfois la réserve ou les U19. Mon directeur sportif Bruno Carotti rigole beaucoup quand le docteur m’enfonce ses écouvillons dans le nez. Je les trouve de plus en plus longs. Même si on fait un coup la narine gauche, un coup la droite, j’ai mal. J’envisage une petite grève si on ne passe pas aux tests salivaires.

Entre le Covid, le stade vide et le défaut de paiement de Mediapro, le panorama n’est pas reluisant. L’avenir se bouche. On se bat chaque année pour gagner un peu d’argent, et là, en six mois, tout explose. Chaque match à huis clos, c’est une perte de 500 000 euros. J’ai quinze ans de fonds propres qui vont peut-être s’envoler d’ici à la fin de la saison pour effacer la dette, soit 20 à 25 millions d’euros. En plus, on n’a pas pu vendre au mercato alors qu’on fait rentrer 10 à 20 millions chaque été. En juin, je serai à zéro. Le groupe Nicollin aidera s’il faut aider.

Junior Sambia a été en avril le premier professionnel infecté. Il a été placé dans le coma et intubé. Sa situation nous a fait relativiser. Le football est mon métier, mais ça ne m’empêche pas d’avoir pleinement conscience de ce que vit le pays. Il fallait être idiot pour affirmer qu’on devait finir la saison coûte que coûte. Je ne suis pas de ceux qui disent blanc un jour et noir le lendemain quand ça m’arrange. C’est le prix à payer pour traverser cette période."