Gourna a tenu tête aux vilains
16/03/2026

Le coeur toujours vert, Lucas Gourna a tenu tête aux vilains hier en Ligue 1. Lui octroyant une note de 6/10, Paris-Normandie salue la performance de notre ex-matru, qui s'est imposé dans l'entrejeu du club doyen dès qu'il a débarqué en Normandie en provenance d'Autriche.
A l'occasion de sa 8e titularisation sous le maillot du HAC, il a charbonné pour aider son équipe à tenir en échec des banlieusards qui ont pourtant joué en supériorité numérique dès la 55e minute.
Quelques jours avant cette rencontre, le milieu de terrain de 22 ans s'est confié à l'ancien atatquant stéphanois Paul-Georges Ntep sur la chaîne youtube de la Ligue 1. Extraits.
"J’ai signé à l’ASSE il y a plus de 10 ans. C’était à Moissy, un mercredi, à 18h00. Ça m’a marqué car la personne qui est à côté de moi, Ludovic Paradinas, c’est une personne pour qui je peux tout donner. Il s’est déplacé de chez lui pour me voir à l’entraînement. C’est très rare qu’un recruteur vienne évaluer un joueur à l’entraînement. Il s’est déplacé et s’est toujours bien comporté avec ma famille. Il m’a proposé un contrat qu’on ne pouvait pas refuser. Aujourd’hui je suis très reconnaissant envers lui, c’est une très bonne personne. J’ai toujours des contacts avec lui et lui souhaite le meilleur.

Le premier contrat signé, c’est un soulagement. A ce moment-là, c’est accomplissement sans l’être. Parce que t’es insouciant. Je suis insouciant, moi ! Le vendredi soir, je vais au futsal, je vais avec mes gars, sauf que moi j’ai un maillot de Saint-Etienne et il est à moi. Je sais que dans ma ville, dans mon quartier, tout le monde dit : « ah, c’est le petit qui a signé à Saint-Etienne. » Je suis au quartier avec les potes et je me dis que je suis différent car j’ai mon maillot.
Dieu seul sait que c’était difficile de se procurer des maillots à ce moment-là. Mais moi j’ai eu la chance d’avoir ce maillot-là, on me l’a offert. C’était le mien. Un maillot vert avec mon prénom et le numéro 10. Je marquais des buts à l’ancienne. Des coups francs et tout, hein ! C’était une bonne époque. Je suis arrivé en 2018, à l’époque le coach des pros était Jean-Louis Gasset, paix à son âme. Je regardais depuis ma chambre au centre de formation. Il ne faisait que de crier : «Cabellaaaa ! »Il venait avec son petit café, il s’asseyait sur la glacière, et vous on nous regardait du centre.
Ce sont des souvenirs que je n’oublierai pas car 18 mois après, c’est moi qui serai sur le terrain et les petits au centre qui me regardent. Ça va vite. J’étais en sélection en équipe de France, on joue contre le Danemark à Cannes, et mon téléphone ne fait que vibrer. Mais moi à cette époque, je ne touchais pas à mon téléphone les jours de match. Le match se termine, mon sélectionneur vient me voir et me dit que je dois m’entraîner avec les pros, que le coach Puel a besoin de moi pour le derby contre Lyon.

J’ai dû rentrer à Saint-Etienne, me présenter à l’entraînement en urgence et c’est de là que notre relation a commencé. Du coup j’ai signé mon premier contrat pro en juin. J’ai repris avec les pros. Je suis resté avec Claude Puel. J’ai toujours eu une relation père et fils avec lui. Il était très protecteur avec moi. J’avais de la fierté d’arriver dans le monde pro. Il y avait des joueurs formidables, un groupe incroyable : Yann M’Vila, Khazri, Ruffier… J’en garde de très bons souvenirs. Mon but contre l’OM dans le Chaudron m’a procuré de la fierté.
Je marque là où j’ai fait toutes mes classes, devant mes coaches en formation, devant mes potes du centre de formation. Le téléphone n’arrêtait pas de sonner. Il faut kiffer ces moments-là ! En plus moi je dormais au centre. Je ne l’ai quitté qu’à la fin. J’aimais trop le centre. Moi je suis un 2003, je restais avec les 2005 jusqu’à 23h00 dans les chambres. On m’avait mis dans un étage supérieur mais j’aimais pas, je me sentais tout seul. J’avais ma Play et ma télé, j’étais trop « au-dessus des autres. » Je ne pouvais pas accepter ça. Du coup j’allais dans la chambre de mes petits au centre, on mangeait, on rigolait. C’est la meilleure époque de ma vie !
Le Chaudron ? Tout le monde connaît la relation que j’ai avec les supporters stéphanois. C’est spécial. Ils m’ont accueilli dès mes 16 ans jusqu’à mes 17 ans et demi. Ils ont été durs avec moi comme ils ont été gentils. Ce club-là, il est dans mon cœur, il restera toujours dans mon cœur. J’ai connu la descente, c’était très dur. Moi je blesse donc je ne fais pas le dernier match contre Auxerre. Je l’ai très mal vécu car en tant que jeune joueur formé au club, tu fais partie de l’équipe qui fait descendre ton club formateur. A ce moment-là, il y avait besoin de changement dans le club donc c’est peut-être un mal pour un bien, je ne sais pas. Mais moi personnellement je l’ai très mal vécu.
Pourquoi être parti à Salzbourg ? Le monde du foot et mes amis, lointains et proches, comprennent rarement mes choix. Mais quand je prends un choix avec mon entourage, c’est très pragmatique. Salzbourg c’est l’un des seuls clubs qui fait joueur des joueurs en Champions League à 17 ans. Mon agent m’a parlé de ce club un mardi, on est parti le lendemain le visiter et le soir-même on a signé. C’était un choix logique.
Avec tout le respect que j’ai pour Saint-Etienne, ce n’est pas un club qui domine le championnat français. A Salzbourg, j’arrive dans un club qui domine sa Ligue, qui médiatise ses jeunes joueurs en Champions League. C’est un choix logique, j’avais besoin d’être dans une équipe qui a le ballon. J’avais besoin aussi de connaître la Ligue des Champions. Quand j’ai mis un pied à Salzbourg, j’ai vu que ce club-là, c’était une autre dimension.
Si je suis en équipe de France en 2030, quels joueurs je vois à mes côtés ? Déjà en défense centrale je mets William Saliba et Wesley Fofana. A droite je mets ma génération, Malo Gusto. Je prends Khéphren Thuram, Manu Koné, Bradley Barcola. Marcus Thuram, Kylian Mbappe. Latéral gauche ? Je n’en ai pas. Dans les buts je mets Mike Maignan. Entraîneur ? Je mets mon coach à Saint-Etienne, Razik Nedder. Mon formateur."

Potins| 14/04 20:15 Un documentaire inédit sur les Verts de 76 le 7 mai sur France 3 |
| 14/04 19:51 Le bilan contrasté de Montanier contre les Bastiais |
| 14/04 18:40 Davitashvili dans l'équipe type de la 30e journée de L2 |
| 14/04 18:14 Boakye, passes en tête ! |
| 14/04 12:45 Bastia résigné ? |
| 14/04 07:40 Les ultras stéphanois dans l'expectative |
| 14/04 07:13 Larqué se souvient de son but et de son tacle contre le PSV |
| 13/04 22:42 Rodez a renversé le leader troyen |
| 13/04 22:02 10 ans après, Millot va arbitrer un Bastia-Sainté ! |
| 13/04 18:30 Retour en terrain connu pour Le Cardinal (2) |
Articles| 12/04/2026 On savait qu'ils prennent des risques |
| 05/04/2026 On n'a pas été bons |
| 02/04/2026 La Gralousie |
| 23/03/2026 Un second système |
| 17/03/2026 Didier Pascual : "La sanction collective est une entrave à mes droits" |
| 15/03/2026 Fin de la série de victoires |
| 05/03/2026 ENTRE POTEAUX – EP5 : ARDBEG |
| 01/03/2026 Un équilibre trouvé |
| 27/02/2026 But alors you are french ! |
| 22/02/2026 Augustine, le relayeur qui oriente le jeu |