7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Dabo revient sur ses vertes années

Dans la Pravda d'hier, Mouhamadou Dabo est revenu sur ses vertes années. Extraits.

"Parler de moi, en disant "je, je, je…", ça ne m’intéresse pas. S’il faut aller en conférence de presse, pour défendre l’équipe par exemple, d’accord. Mais sinon je ne vais pas aller chercher les micros… Enfant, à Dakar, je me cachais pour jouer au football. Mes grands frères me couvraient quand je partais jouer. C’était ma passion, mais pour mes parents, ce n’était pas un métier. Réussir, c’était avoir des diplômes. La première fois que je suis venu à Sainté, c’était en mai, donc pour la météo, ça allait! Je m’étais préparé au froid, je me suis adapté. J’ai un peu déprimé, c’est vrai. Pour un enfant de 14 ans, ce n’est pas évident de ne pas voir ses parents, mais je n’étais pas seul dans ce cas. Dans les pays africains, dès ton plus jeune âge, on t’apprend à devenir autonome. Tu ne comptes plus sur quelqu'un d'autre mais sur toi-même.

Au début je jouais attaquant mais Gérard Fernandez voyait que j’aimais bien défendre. Comme, pour un match à Metz, il y avait des absents, il m’a fait jouer dans le couloir gauche. Quand je suis arrivé en CFA, j’ai joué à plusieurs postes: numéro six, arrière gauche, milieu droit… Elie Baup m'a lancé en Ligue 1, en 2005, dans un rôle de milieu gauche. C’était à Toulouse. Je suis entré en cours de match. Je m’échauffais avec Patrice Carteron, qui m’a beaucoup parlé, m’a donné beaucoup de conseils. L’année suivante, Ivan Hasek m'a installé dans le couloir droit de la défense, avant que Laurent Roussey ne décide, lui, de me faire évoluer en position d’arrière gauche. Pour moi, arrière droit ou arrière gauche, les deux postes sont pareils. On défend de la même manière. Et l’important, c’est de jouer, d’être en forme, d’aider l’équipe.

J’étais dans la même chambre que Bafé Gomis à mon arrivée à Saint-Etienne. Puis on a tous les deux intégré le groupe pro, presque au même moment. Nos familles se connaissent. Ça remonte à tellement longtemps qu’on n’est plus de simples amis, mais des frères. On continue à se parler tous les jours même s’il est en Angleterre. On a passé des bons et des mauvais moments à Sainté. On se soutenait. Quand les pros venaient s’entraîner au centre de formation, alors qu’habituellement ils le faisaient au stade, on avait les yeux qui brillaient. On regardait par la fenêtre, on n’avait qu’un seul rêve: être à leur place. On y est parvenu. On a intégré le groupe pro, on a signé presque au même moment. Il y avait aussi Loïc Perrin."