Gilles est jaune mais a failli être vert (2)

28/09/2024
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Si son petit frère Patrick a porté le maillot vert (la saison 1978-1979), Gilles Rampillon n'a pas cédé aux avances de l'ASSE, comme il le rappelle dans la dernière édition du quotidien Ouest-France. Extraits.

"J’interviens à titre bénévole en tant qu’accompagnateur et dirigeant de l’équipe féminine du FC Nantes, qui vient d’accéder pour la première fois au plus haut niveau. Ce week-end, deux duels entre Nantes et Saint-Etienne sont à l’affiche, samedi en Première Ligue et dimanche en L1. Ça ravive des souvenirs !

J’aurais pu signer à l'ASSE en 1970 alors que j’évoluais encore à Bressuire. J’ai même fait un stage de 8 jours dans le Forez et rencontré l’entraîneur Robert Herbin, le responsable du centre de formation Robert Philippe, le président Roger Rocher et le recruteur Pierre Garonnaire. J’ai finalement choisi le FC Nantes. À l’époque, le président Louis Fonteneau, l’entraîneur José Arribas et le secrétaire général Albert Heil étaient même venus chez mes parents, aux Aubiers (Deux-Sèvres) pour me convaincre de rejoindre Nantes. C’était plus près de chez moi et j’ai finalement accepté.

Mon premier match contre Saint-Etienne, c’est un excellent souvenir. C’était en juin 1971 avec l’équipe réserve du FC Nantes en finale du Championnat de France amateurs à Auxerre. On gagne 3-1. Jean-Claude Suaudeau était entraîneur-joueur et on avait une belle équipe avec, entre autres, Bertrand-Demanes, Gardon et Denoueix. En face, il y avait aussi du beau monde avec Merchadier, Lopez, Patrick Revelli, Santini et Sarramagna, qui ont goûté par la suite aux épopées des Verts en Coupe d’Europe, notamment à la finale européenne de 76 face au Bayern Munich. 

Chez les pros, c’était toujours des matches au sommet entre les deux meilleurs clubs formateurs de l’époque. J’ai échangé récemment à distance avec Dominique Rocheteau, l’ancien attaquant des Verts, sur France Bleu Loire Océan. Il a convenu que Saint-Etienne ne gagnait jamais au stade Marcel-Saupin à mon époque. Effectivement, je ne me souviens pas d’avoir perdu avec Nantes face aux Verts, à domicile. Cela dit, on gagnait aussi rarement à Geoffroy-Guichard ! Le public était toujours bouillant quand les deux clubs s’affrontaient.

Mon souvenir le plus fort, c’est en 1976, quand on bat Saint-Etienne 3-0, moins de deux mois avant la finale de Coupe d’Europe des clubs champions des Verts à Glasgow. Je marque le troisième but. On a gagné sur le même score en demi-finale aller de Coupe de France en 77 avant de perdre 5-1 après prolongation au retour. Un mauvais souvenir ! J’étais blessé à la cheville et absent. Mais après le match aller, on pensait vraiment se qualifier pour la finale. Je suis allé saluer mes coéquipiers dans le vestiaire, très heureux, et j’ai croisé des Stéphanois, qui m’ont dit qu’ils allaient renverser la vapeur au match retour. J’ai souri… Mais ils l’ont fait."

 

 

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