Koré s'échine
01/03/2024

Auteur d'une solide prestation dans le Chaudron au match aller et vivant toujours chez sa mère Cité Jardin à Cachan, le capitaine de l'équipe de France U20 Yoan Koré s'est confié au Parisien avant le match retour programmé demain après-midi à Charléty. Extraits.
"L'été 2021, je sortais d’une saison en U17, j’avais commencé ma prépa avec la N3, j’ai juste fait un entraînement avec la L2 et je me suis retrouvé sur le banc en L2. Titularisé pour le 32e de finale de Coupe de France contre Lyon, j’avais tout juste 17 ans. J’ai affronté des gars que je prenais à la PlayStation quelques mois avant. Sur mon côté, il y avait Emerson et Moussa Dembélé. Ce match, ça a été du pur plaisir même s’il n’a duré qu’une mi-temps [le match a été définitivement arrêté à la mi-temps suite à de violents incidents en tribune, ndp2].
J’ai réussi à grandir en peu de temps. Ce qui change aussi, c’est que cette saison je joue davantage dans l’axe, mon vrai poste, qu’en latéral droit. En défense centrale, si on se loupe, ça fait but… Mais j’arrive à un moment où je n’ai plus peur. J’ai moins d’appréhension, je sens qu’on compte sur moi. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de coachs qui osent mettre un jeune de 18 ans dans l’axe de la défense pour les gros matchs, comme à Saint-Étienne, alors qu’on était en position délicate au classement.
Je suis arrivé au Paris FC à l’âge de 11 ans en provenance du CO Cachan. Je n’étais pas le plus avancé de ma génération, pas le plus attendu. Dès les U13, beaucoup étaient déjà suivis par les clubs pros, moi pas forcément. Mais rester à Paris à côté de chez moi a été le meilleur choix. Je suis d’ici, j’ai réussi à gravir les échelons avec mon club formateur, il n’y a rien de mieux. Mon exemple peut donner de l’espoir et de l’envie. Ça montre que rien n’est impossible.
Je n’oublie pas d’où je viens. Je retourne souvent dans mon club du CO Cachan, je leur ramène des maillots du Paris FC. Même si je gagne de l’argent, que ma situation n’est pas ordinaire, j’ai le train de vie classique de quelqu’un de mon âge : les séries, la Play, m’acheter des vêtements… J’ai gardé mes potes d’enfance mais je viens quand même d’un endroit où il faut faire parfois le tri dans ses connaissances. Pour avancer droit, il faut savoir avec qui tu marches
Mes proches, jessaye de les rendre fiers. Dans les tribunes, ils sont toujours beaucoup de ma ville et de mon quartier à venir m’encourager. C’est pour ça que lorsque j’égalise à la 94e minute contre Pau, devant ma mère et tous mes potes, l’émotion était très forte, certainement la plus belle de ma jeune carrière…"
Pourvu que demain il en chie, Koré !
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