Puel s'est retrouvé coincé

29/10/2022
bookmark bookmark
share share

Dans le magazine Le Foot, Claude Puel revient sur son expérience stéphanoise. Extraits.

"Saint-Etienne s’est intéressé à moi dès que Gasset est parti… Saint-Etienne venait de terminer 4e, mais je voyais une équipe en fin de parcours. C’était une équipe vieillissante, que je ne sentais pas capable de jouer tous les trois jours, avec la Coupe d’Europe. Et il n’y avait aucun joueur, à part Saliba, pour prendre la relève. Je ne me voyais pas arriver comme ça, je me disais que les gens n’allaient pas comprendre… Si j’ai fini par aller à Saint-Etienne, c’est d’abord parce que c’est un club que j’appréciais, mais aussi parce que le club était 20e. Je me suis dit : ils vont se rendre compte qu’il y a un gros travail à faire. Il faut injecter de la jeunesse dans l’effectif, il faut l’améliorer, parce que ce n’est pas suffisant.

Je pensais qu’ils allaient comprendre. Mais en fait, non, ils n’ont pas compris. Et en plus, quand je suis arrivé, il n’y avait plus aucun moyen. Si on ne vend pas Fofana, on est en dépôt de bilan. Je me suis retrouvé coincé, sans aucune possibilité de faire évoluer quoi que ce soit, si ce n’est de lancer des jeunes pour éventuellement préparer l’avenir et les vendre pour avoir de l’argent, ce qui a été le cas pour Fofana et Gourna. Si on ne vend pas ces deux joueurs, pour plus de 60 millions d’euros, près de 70 avec Honorat, on est très très mal.

Ma mission était impossible ? Non, pour moi elle était possible. J’avais montré à Lille, ou j’ai joué pendant deux ans le maintien, à Nice où il fallait tout reconstruire, sans aucun moyen, que c’était possible. A Saint-Etienne, c’était un peu une mission comme ça, avec en plus ces hauts salaires que trainait le club… C’était du costaud, il fallait tenir, tous ensemble, sauver la place en Ligue 1, et à partir de là, il y avait toute une reconstruction possible. Il y avait des jeunes qui arrivaient au haut niveau, 15 joueurs qui partaient dont les plus hauts salaires… Saint-Etienne avait la capacité de garder ses jeunes en les peaufinant, et en les encadrant par des joueurs de qualité, à base de transfert. Parce que le club pouvait repartir avec des finances saines.

Je regrette d’avoir dû partir en laissant l’équipe au milieu du gué. J’étais prêt à me battre jusqu’au bout. On le voit encore cette année, les dirigeants sont sous pression. Populaire, médiatique… A ce moment de la saison, il y a énormément de pression qui vous pousse à agir, ou mal agir, c’est selon… C’est comme ça. Il m’est arrivé, à Lille, de jouer le maintien et d’être dans les trois derniers jusqu’à deux ou trois journées de la fin. Et on finissait 14e puis 10e. Avec ces joueurs-là, en travaillant, on découvre la Ligue des Champions, la troisième année. Quelles étaient les autres solutions ? Il n’y a pas d’autres solutions, puisqu’il n’y a pas de possibilité de transferts, si ce n’est de faire des transferts les derniers jours, des joueurs blessés que l’on veut relancer. Mais ce ne sont pas des bonnes choses."

Potins
15/03 21:50
Les U16 l'emportent en amical contre Bourgoin
15/03 20:38
Chandioux, v'là Yannick !
15/03 19:09
Les anciens Verts brillent en Eredivisie
15/03 18:48
Les U19 se donnent de l’air face à Air Bel
15/03 17:39
U15 : Amical : les Verts s'imposent contre Bourgoin
15/03 16:55
Malgré tous ses pros dont Chico, la réserve tenue en échec par le DFCO
15/03 16:02
Sainté, solidité !
15/03 09:41
Il a brillé comme Brice, Dennis !
15/03 09:16
Xantippe satisfait et frustré
15/03 09:02
On ne pouvait pas espérer mieux
Articles
15/03/2026
Fin de la série de victoires
05/03/2026
ENTRE POTEAUX – EP5 : ARDBEG
01/03/2026
Un équilibre trouvé
27/02/2026
But alors you are french !
22/02/2026
Augustine, le relayeur qui oriente le jeu
15/02/2026
Toujours convalescents
10/02/2026
Entre Poteaux - EP4 : ON RIT POINT
08/02/2026
Des petits changements
05/02/2026
Ghislain Printant : "Avec Jean-Louis, on a vibré à Sainté !"
04/02/2026
Y avait pas d'âme Eirik !

Partager