Pignol, premier onco-coach de France

18/02/2023
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Formé à l'ASSE où il a démarré en 1987 une carrière de joueur pro marquée par des titres de champion de France avec Nantes et Monaco mais stoppée en 2001 à cause d'une leucémie, l'ancien défenseur stéphanois Christophe Pignol (53 ans) a parlé avant-hier de son nouveau métier dans l'excellente rubrique Prolongation du quotidien Ouest-France. Extraits.

"Pendant mon année d’hospitalisation, je me suis retrouvé durant de longues périodes à ne plus vouloir parler, à ne même plus m’intéresser à la vie de mes enfants. Et après un an de traitements chimio, mon fils de 2 ans ne me reconnaissait plus. Je pesais 45 kilos et n’avais plus de cheveux, il s’est enfui en courant. On vit avec cette crainte de la récidive. Les coups de fatigue, les douleurs et les examens réguliers : tout nous rappelle la maladie.

Si je mangeais un peu moins bien ou que je ne me sentais pas au top de ma forme avant un contrôle sanguin, cela prenait une autre dimension. La naissance de mon troisième enfant, quatre ans après en avoir fini avec les traitements et alors que j’étais censé ne plus pouvoir en avoir, a été une rupture avec la maladie. Sur le moment, la leucémie m’a tout enlevé. Avec beaucoup de recul, je suis convaincu qu’elle m’a donné bien plus qu’elle m’a pris.

Depuis janvier 2022, j'exerce à la clinique Bonneveine, dans les quartiers sud de Marseille. Je suis actuellement le premier et unique onco-coach à exercer en France. J'aide les personnes frappées par le cancer et en rémission à retrouver une vie épanouie. Avant de me lancer dans cette reconversion, j'ai pris pris soin de me faire moi-même coacher. Il me fallait être prêt à prendre le recul nécessaire vis-à-vis des patients que j’allais suivre. 

L’onco-coaching consiste à mobiliser les ressources internes des patients, généralement en fin de traitement ou en rémission, pour les accompagner dans l’après-cancer, pour leur donner la force de vivre la vie souhaitée. Je veille à tout ce qui peut être source de démotivation pour vite la contrecarrer et m’appuie sur le moindre de leur désir pour les aider à se projeter. Je me sens utile. La maladie doit me servir et servir. J’ai toujours voulu donner du sens à ce que je faisais. Quand je gérais un complexe de soccer à Gémenos, je voulais créer du lien. Aujourd’hui, je ressens le besoin de transmettre de l’espoir."

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