7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Amine avait touché le fond

La radio chrétienne franc-comtoise Oméga a mis à l'honneur cette semaine l'ancien milieu de terrain Amine Linganzi (35 ans),  qui avait joué 4 matches en équipe première à l'ASSE sous la houlette de Laurent Roussey à l'automne 2008 (contre Bordeaux, Monaco, Nantes et Rosenborg). 

"La vie de cet homme a basculé là où il ne s’y attendait pas. A 15 ans, son rêve prend forme. Il rejoint le centre de formation de l’AS Cannes, sur les traces de son idole Zinedine Zidane. Rapidement il franchit les étapes, joue avec l’équipe professionnelle de l’AS Saint-Étienne, puis à seulement 20 ans, fait le grand saut en Angleterre et les Blackburn Rovers. Le rêve d’un enfant devient réalité. Mais cette réalité se teinte bientôt de taches d’ombre : blessures à répétition, rechute, solitude. Amine entame une descente douloureuse. Un jour, il tombe sur un Nouveau Testament offert par son frère. Un mot l’interpelle : Emmanuel, ce qui signifie « Dieu avec Nous. » Cette promesse résonne mais il la laisse de côté. Lors d’un stage à l’étranger, il se perd dans une maison close au nom troublant d’Emmanuelle. Ce lien devient le symbole de sa dérive : infidélité, dépendance, conduite à risques. Amine touche le fond.

Mais dans cette ombre, Dieu veille. C’est dans le psaume 51, ce cri de repentance du roi David, qu’Amine trouve un miroir pour son âme. Il dit : « chaque jour, je pleurais, demandant pardon à Dieu et à ma femme. » Incapable de jouer, brisé, il rentre à Saint-Etienne en 2015 et pousse la porte d’une église. Il rencontre le pasteur qui s’appelle, je vous le donne en mille, Emmanuel. Cette fois-ci, il comprend. Dieu l’a accompagné dans la nuit pour le ramner à la lumière. Dès lors, l’ancien footballeur passé par de nombreux clubs anglais enchaîne les victoires mais pas seulement sur les terrains. Sa plus belle victoire est d’être un homme réconcilié avec lui-même et avec Jésus-Christ son sauveur. « Je cherchais un refuge et je l’ai trouvé » confie-t-il. Pour Amine Linganzi, Emmanuel n’est pas qu’un prénom, c’est la promesse vivante de la présence de Dieu, même au cœur de nos épreuves."