Quand le Sphinx chantait l'Internationale
Robert Herbin s'est confié au Parisien avant le Red Star - Sainté de ce soir. Extraits.
"Ce huitième de finale de Coupe de France m'inspire de la curiosité, plus que de la nostalgie. Saint-Etienne, c'est mon club, et le Red Star, j'y ai passé deux belles années au début des années 90. Je garde en souvenir les après-matches avec le président Jean-Claude Bras, on se réunissait avec les supporters et on chantait "L'Internationale !". Bauer, c'est là que j'ai découvert le foot. Je ne connaissais pas toutes les règles, les ballons étaient en chiffon. Je devais avoir sept ans, on s'asseyait toujours à la même place avec mon père. Ça me renvoie à mon enfance parisienne, près du canal de l'Ourcq. On sortait de la guerre et je n'ai pas oublié ces instants où on se réfugiait dans le métro pour échapper aux bombardements.
Le Red Star, c'était le Saint-Etienne des années 1950, celui des mineurs. J'ai le souvenir d'une belle ambiance quand le stade se remplissait. Car à l'époque, c'était souvent vide… Et puis je me souviens aussi de la pelouse, un vrai champ de patates. Quand je suis arrivé, on a fait de belles choses au Red Star. La deuxième année, on fait un quart de finale de Coupe de France et la suivante, avec Pierre Repellini sur le banc, le club finit quatrième. Sincèrement, j'espère que ça marchera un jour. En montant en L2, le Red Star aura déjà franchi une première étape. Après, c'est bizarre que Paris n'arrive pas à avoir un deuxième club de L1. C'est une anomalie en Europe."