Le meilleur du pire de Jérémie Janot
Pour So Foot, Jérémie Janot est revenu hier sur les pires moments de sa carrière. Extraits.
Le pire coéquipier ?
Tavlaridis ! C’était vraiment un mec super en dehors, mais alors sur le terrain, qu’est-ce qu’il était casse-couilles ! Il gueulait tout le temps, après tout le monde. En plus, le pire, c’est qu’on ne comprenait rien quand il s’énervait, c’était un mélange de grec, de français avec un peu d’anglais. Des fois, avant le match, on lui disait : « Pas de rouge aujourd’hui, Tavla, hein ? » Et boom, après même pas un quart d’heure de jeu, il mettait un coup de coude à un type, il lui pétait l’arcade. C’était incroyable. J’ai jamais vu un tel contraste chez quelqu’un, parce qu’en dehors, je te parle vraiment d’un mec extrêmement charmant.
La pire honte ?
À l’époque, j’adorais aller jouer au Stade du Ray, à Nice. Je me faisais chambrer, j’avais ma chanson, ça me faisait marrer. Une fois, on gagne là-bas, et je les chambre bien comme il faut. Six mois plus tard, on y retourne, je me fais chambrer, normal. À un moment donné, il y a un centre et Baky Koné touche le ballon de la tête, la balle monte grave et quand elle redescend, je me troue, et il y a eu but. Et là, tu n’imagines pas ce que j’ai pris dans la gueule. Pendant une heure, il y avait tout le stade qui chantait « Merci Janot, merci Janot, merci ! » Là, dans ma tête, je me suis dit : « C’est bien fait pour ta gueule, vu comme tu les as chambrés l’année dernière » (rires). À chaque fois, j’adorais vraiment jouer là-bas.
La pire baston ?
Alors là, je m’en rappelle très bien, et encore une fois, c’était à cause de Patrick Guillou (rires). C’était à Calvi, en Corse, quand on jouait en CFA. En fait, au match aller, Pat avait mis une claque à un mec dans les vestiaires. Du coup, au match retour, on savait que ça allait dégénérer, mais Pat a quand même voulu venir. Bah, je peux te dire que le match, il a duré 5 minutes : bagarre générale, direct ! Le mec a voulu se venger, Pat ne s’est pas laissé faire, et là c’est parti dans tous les sens. Mais attends, je te parle d’une générale de trente minutes, hein (rires). Et le pire, c’est qu’à la fin de la baston, on s’est dit : « Bon bah voilà, c’est réglé, maintenant on joue le match. » Du coup, après s’être mis sur la gueule, on a joué le match, normal. C’est fou, quand même. Et tu sais quoi ? Trois mois après, je vais en vacances en Corse avec ma femme et je croise un mec qui me sort : « Je te connais, toi, j’étais au match à Calvi. » Mais ça va, on en a rigolé, c’était bon enfant.