Kolo revient sur vertes années

29/03/2024
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Le défenseur du Paris FC Timothée Kolodziejczak revient dans la Pravda sur la triste fin de ses vertes années. Extraits.

"La fin d'aventure ratée avec l'AS Saint-Étienne Tu peux revoir 100 000 fois l'action du but contre mon camp devant Marseille. Jamais, le ballon ne part dans la lucarne. Je n'ose d'ailleurs pas regarder les images. Ni celles du but contre Monaco. J'ai été insulté et sifflé dès l'échauffement. Ce fut le pire match de ma carrière, mon dernier avec les Verts. J'étais à bout, gagné par une usure mentale. Après Lorient, des supporters nous ont attendus à l'aéroport. J'ai été pris à partie, à 100 contre moi. Cela a été dur pour tout le monde. Fin avril, Julien Sablé m'a proposé d'aller voir le coach pour que je lui demande de ne plus jouer. Comme les gens pensaient que tout était de ma faute, je me suis mis hors du groupe, pour apaiser les tensions. Je me suis sacrifié. Une fois dans ma bulle, je n'attendais qu'une chose : que ça se termine.

J'ai quitté Saint-Etienne dans l'anonymat. Avec le sentiment d'un énorme gâchis. J'adore ce club et ses gens. Mais ils doivent se regarder dans une glace et se dire que cela faisait des années qu'ils allaient droit vers la L2. Je suis arrivé en 2018 dans une équipe de fou, une vraie équipe, et tout a été détruit, dans le sens où ils ont changé les entraîneurs. Le départ de Jean-Louis nous a mis une claque. Comment expliquer qu'une équipe qui vient de finir 4e galère après, même si elle a perdu Rémy ? Il y a des façons de virer des gens, comme Ghislain. Il faut aussi savoir écouter les joueurs. Après, chaque entraîneur a son management. Je ne parlerai jamais en mal de Claude Puel, car je lui dois ma carrière et je n'ai pas tout fait tout bien, non plus. Comme nous avions une relation particulière, cela faisait des étincelles, aussi. Je ne lui en veux pas. Je suis juste déçu que cela se soit fini comme ça, entre nous.

On savait se gérer et Jean-Louis savait gérer ça. Ruffier ne s'entraînait pas avec nous la semaine. Il faisait ses spécifiques et le week-end, c'était Jésus ! Mais on n'a ensuite plus eu les clés du vestiaire. Puel ne m'a pas étonné, car je savais qu'il aimait bien piquer. Il ne voulait plus des cadres. C'est dur d'être mis à la cave, de revenir, de retourner à la cave... Il nous a mis au même niveau que des jeunes qui n'avaient pas encore joué en L1. Une bénédiction pour eux. Je veux bien. Mais dans le relationnel, je ne parle pas niveau football, tu ne peux pas t'adresser à un mec de 18 ans comme à un de 28 ans, qui est devenu un homme et qui a une carrière. Je ne pige pas pourquoi Puel se comporte comme ça, avec les joueurs de 28-30 ans. Mais on ne s'est jamais réunis, on n'a jamais pensé à le lâcher. C'est là que tu vois qu'on est des bons mecs, avec Debuch', Wahbi et Papy [Loïc Perrin].

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