Anto attend

05/05/2015
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Sans club depuis deux ans, Frédéric Antonetti se confie dans France Football à paraître demain. Extraits. 

 

"Mon départ de Rennes fut une petite souffrance parce que ça ne s'est pas bien terminé. J'ai passé les trois quarts du temps dans les cinq premiers et, à chaque fois, en fin de saison, ça a bloqué. J'en ai souffert. J'ai eu du mal à décompresser. J'ai eu des propositions. J'ai eu deux clubs français, Sochaux et Bastia. J'ai eu deux sélections, la Côte d'Ivoire et le Mali, après le départ d'Henry Kasperczak, parce que Fousseni Diawara, que j'ai eu à Saint-Etienne, va devenir manager des équipes du Mali. Fouss a pensé à moi. J'ai aussi eu un club suisse, Sion. J'ai eu le Standard de Liège, plein de clubs du Maghreb, dont le Club Africain. J'ai eu aussi deux clubs turcs, Trabzonspor et Antalyaspor. 

 

Mon arrêt buffet est plus long que prévu. La première année, c'était voulu. La deuxième, non. Beaucoup de nouveaux entraîneurs sont arrivés. C'est un métier difficile. On me parle de la nouvelle génération, mais je n'ai par exemple que sept ans de plus que Vasseur. J'ai commencé très tôt, c'est tout. Je me considère comme un jeune entraîneur et je pense n'avoir jamais été aussi bon qu'aujourd'hui. J'ai plus de 500 matches de L1 derrière moi et plus de 800 en tout, dont trois ans de L2. L'entraînement, c'est ce qui me manque le plus. Le quotidien, les relations avec les joueurs, voir son équipe progresser.

 

J'ai pris du recul sur moi-même et, plus important, sur ma méthode. Je comprends que des gens n'aiment pas mon management. Mais qu'on me juge là-dessus et pas sur la façon dont joue mon équipe, ça me dérange. J'ai essayé de comprendre à travers mes connaissances pourquoi les gens ne venaient pas vers moi. La réponse, c'est souvent : "ils ont peur." Peur de ma façon d'être. Pourtant suis reste six ans à Bastia. A la limite, on peut dire, il est chez lui. Mais je pars à Saint-Etienne et j'y reste trois ans. Avec trois présidents différents, une interdiction de recrutement et un club en difficulté. A Nice je reste quatre ans. Je vais à Rennes, où je suis le seul sous Pinault à avoir renouvelé son contrat.

 

Je ne suis pas un homme de contacts. Je ne suis pas dans le système, même si j'y ai des connaissances. J'ai les gens avec qui j'ai travaillé au téléphone : Roger Ricort, Gérard Fernandez, des gens de Nice, de Saint-Etienne... J'ai des relations avec Pierre Dréossi, Christian Villanova, Alain Bompard, l'ex-président de Saint-Etienne. Concrètement, je n'ai rien. Je préfèrerais être d'accord avec un club et travailler sur la future saison. La moitié des clubs ne savent pas ce qu'ils vont faire. J'aimerais replonger. Pas forcément comme entraîneur. Je pense avoir un oeil assez exercé pour recruter. Je peux aussi être directeur d'un centre de formation, à condition que celui-ci ait un potentiel important. Directeur sportif aussi, c'est passionnant."

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