Abdel au secours du SCO (3)
2ème de L2 (avec 4 points de plus et un match de moins que le 4ème Dijon), le SCO d'Angers a inauguré hier son nouveau centre de formation pour le plus grand bonheur de son directeur Abdel Bouhazama (ancien entraîneur des U19 stéphanois), interviewé dans Ouest-France. Extraits.
"Tout va être centralisé, que ce soit au niveau administratif ou sportif. Être tous ensemble sur un même site, en termes de fonctionnement, d'échanges et de vie de club, c'est important. Au niveau du terrain, il y aura l'équipe fanion qui s'entraînera sur le site ainsi que tout le centre de formation. Les entraîneurs du staff pro pourront voir un peu plus souvent nos jeunes, peut-être les mettre en situation au niveau de l'entraînement. Ça va nous permettre d'être réactifs au quotidien et de créer encore plus d'échanges. Depuis que je suis arrivé, on n'a pas de site à nous pour l'entraînement : un coup à la Flécherie, un coup à Mermoz. Là, en récupérant l'ancien bâtiment des pros, on aura un lieu d'entraînement quotidien. C'est bien pour les gamins sur le plan psychologique. Ça nous donne une sorte de stabilité, nos jeunes auront leurs vestiaires par exemple.
Je trouve qu'il y a une similitude entre notre nouveau centre d'entraînement et celui que j'ai connu à l'ASSE. À l'Etrat, c'était un peu le même fonctionnement, tout était sur le même site. Ça faisait une sorte de lieu de vie pour le club, comme ici. À Angers, l'espace est peut-être un peu mieux utilisé : par exemple, à Saint-Étienne, les pros devaient faire 300 mètres pour aller sur leur terrain d'entraînement. Ici, ils auront les pieds sur le gazon. On va être bien loti, avec le synthétique et les terrains de gazon. Dans le fonctionnement du centre, on ne va pas cloisonner les choses. On pourra échanger, discuter, aller voir les autres. On était déjà dans le même bateau mais on était dispatché un peu partout. Être tous ensemble, ça nous permettra d'aller encore plus vite !
Une infrastructure de ce type peut aider dans le recrutement des jeunes. C'est un élément important. Notre projet est de bien travailler sur le plan local. Si on fait venir les parents et les gamins pour voir le lieu de vie et d'entraînement qui est au même endroit, ça va leur parler. Pour les gens, ce point névralgique est important à tous les niveaux. C'est le point central. Tout part de là et tout va revenir à ce point-là. Je parle sur le domaine sportif : sur le plan local et régional, c'est comme un phare pour un navire. Il y a un repère et si ce centre d'entraînement peut rapprocher les gens vers nous, ça peut être intéressant. Ça donnera peut-être envie à des gens de s'inscrire dans notre projet. Pour nous, ça a commencé depuis quelques mois. Cet outil va nous donner des repères même si on en avait déjà avant. On est chez nous, et ça fait du bien."