L'entourage est déterminant dans la réussite de l'enfant
17/01/2026

Sur sa chaîne youtube, l'ARFF (Association des Recruteurs Français et Francophones) a diffusé hier une entretien avec l'ancien scout francilien de l'ASSE Ludovic Paradinas (48 ans). Extraits.
"Je me suis très tôt tourné vers l'encadrement des jeunes. Je suis de 1977 et j'ai commencé en 1996 à entraîner au CFFP [Centre de Formation de Football de Paris dont sont issus des joueurs comme Alaeddine Yahia, Franck Tabanou, Ismaël Diomandé, Abdoulaye Bakayoko, Ahmed Sidibé, Darling Bladi et Yvan Neyou, ndp2]. J'avais donc 19 ans et j'ai eu la chance de tomber sur Jérémy Ménez, que j'ai eu pendant 4 saisons. Il était fatigant mais exceptionnel, c'était un régal de l'entraîner. Je suis devenu responsable technique au CFFP en 1999. C'est là que j'ai vraiment commencé le recrutement.
Quand tu veux entraîner et prendre du plaisir, il faut que tu aies des joueurs de qualité. En 2003, je suis parti à l'AS Saint-Etienne, j'y suis resté jusqu'en 2018. J'ai fait un cycle de 15 ans avec une petite coupure de 2 ans car j'avais eu un petit souci avec le directeur de l'époque [Luc Bruder, ndp2], on était en désaccord sur les profils de joueurs à observer, mais 6 mois après Roland Romeyer et Gérard Fernandez sont revenus me chercher. J'ai fait un bail de 15 ans à Sainté, c'était un vrai plaisir. Un coach est très souvent dans l'instantanéité, il veut gagner des matches alors que le recruteur recherche plus à identifier un profil qui va pouvoir au plus haut niveau dans 3, 4, 5 ou 6 ans.
Le problème souvent quand tu emmènes des joueurs à l'essai en club pro, c'est que tu demandes leur avis aux entraîneurs et aux éducateurs. Eux ils veulent souvent le joueur pas forcément pour le développer mais parce qu'il va leur faire du bien immédiatement. Je me souviens de réunions avec Pierre Foissac quand il est arrivé à Lens. L'avis des entraîneurs ne l'intéressait pas trop. C'est l'avis des recruteurs qui était important pour avoir une vision à plus long terme, et non pas à l'instant T.
J'ai tout de suite été à temps plein à Saint-Etienne, c'était la condition pour que je rejoigne le club. C'est Damien Comolli et Gérard Fernandez qui sont venus me chercher. Damien arrivait d'Arsenal, à l'époque il y avait un partenariat entre Arsenal et Saint-Etienne. Damien était arrivé en tant que directeur sportif. On s'était un peu connu à l'poque car Arsenal voulait attirer Jérémy Ménez. Gérard Fernandez, je l'ai rencontré grâce à Yannick Gaden, qui était à l'époque recruteur pour Sainté. Quand il est parti à Bastia, il m'a dit : "Ludo, il y a une opportunité, si tu veux je te fais une passe dé' et après tu te débrouilles." Je me suis débrouillé.
J'ai commencé recruteur pour le centre de la formation en faisant aussi la Ligue 2 et le National. Et après ça a duré une quinzaine d'années. Le club avait récupéré des 2èmes et 3èmes couteaux d'Arsenal ? C'est le problème des partenariats. Il ne faut pas oublier une chose : c'est le joueur et sa famille qui décident. Tu peux avoir autant de partenariats que tu veux, une bonne entente entre les clubs partenaires, au final c'est le joueur et sa famille qui prennent leur décision. Et son entourage quand il est plus grand.
A Saint-Etienne, il n'y avait pas de profils-types. Il y avait deux postes sur lesquels on faisait attention, le gardien et le défenseur central. Sur ces postes-là, on nous demandait des joueurs avec une taille importante. C'étaient les seules contraintes qu'on nous donnait. Les deux premières années, je me suis un peu plus trompé car je ne me concentrais que sur le joueur quand j'ai commencé. Je voulais aller sur le meilleur joueur, sans regarder tout ce qu'il y avait autour.
Aujourd'hui, avec mon expérience, ce que je constate, c'est que le plus important quand tu évalues un joueur, c'est de réussir à évaluer son entourage. Des très bons joueurs ou des bons joueurs, en région parisienne ou dans le Sud, il y en a beaucoup. Moi ce que j'ai constaté avec le temps, c'est que c'est l'entourage du joueur qui est à 50 ou 60% dans la réussite de l'enfant. Des bons joueurs qui se font tuer par leur entourage, il y en a énormément. Il y en a trop."
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