7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

On se construit à travers les échecs

Entraîneur d'une équipe de Dunkerque longtemps dans la zone rouge de la L2 mais désormais 13e car venant de prendre 10 points sur 12, Romain Revelli est revenu sur son pâssage en Haute-Savoie pour le Dauphiné Libéré avant de faire son retour en Rhône-Alpes demain à l'occasion d'un match à Grenoble.

"Avec du recul, mon passage à Evian-Thonon-Gaillard n’a pas été un épisode évident à digérer, parce que je suis tombé dans une période où le club était en difficulté. Il y avait beaucoup de conditions aidant à la performance qui n’étaient pas réunies. J’ai eu beau me battre, notamment avec mon président, Esfandiar Bakhtiar, qui a été formidable avec moi… J’étais bien là-bas, j’avais sympathisé avec beaucoup de personnes, j’avais un super staff, un super président. Aujourd’hui je suis à Dunkerque mais j’ai laissé des gens là-bas et on n’aime pas les laisser dans un dépôt de bilan.

Je sortais de cinq années magnifiques d'adjoint numéro un à l'ASSE, j’avais du crédit. Quand monsieur Bakhtiar m’a appelé j’étais séparé depuis un mois avec Saint-Étienne. Il m’a dit “On a besoin de vous”. Moi, j’aimais tellement mon métier, j’étais un jeune entraîneur et j’ai foncé. Après mon départ de l'ETG, ca été très dur parce que vous n’avez pas de coups de fil, vous êtes associé à Évian, le négatif, le dépôt de bilan… Vous repartez de zéro. Ça a été une période difficile de ma vie et de ma carrière. D’un point de vue humain c’était bien et d’un point de vue sportif ça a été un échec. Mais on se construit à travers les échecs."