Féfé l'a marqué, Alex l'a gonflé

12/09/2020
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Venant de prendre sa retraite, l'ancien entraîneur des Verts et ex-sélectionneur de la Guinée Robert Nouzaret s'est confié à So Foot. Extraits.

"Les joueurs qui m'ont marqué ? J’ai adoré Pascal Feindouno. Un artiste, un talent incroyable. Un mec sympa, souriant, toujours de bonne humeur. Il était capable de gagner un match à lui tout seul, quand il était dans un bon jour. Avec un ballon, il était heureux. Mais il n’avait pas l’hygiène de vie qui doit être celle d’un pro. Il aimait trop faire la fête. Il aurait pu faire une carrière encore meilleure. J’ai entraîné aussi l’Argentin Hugo Curioni. Un super attaquant, très doué. Une forte tête, aussi. Didier Drogba, également. Lui, il avait la tête et les jambes.

Quant à celui qui m’a sans doute le plus gonflé, c’est le Brésilien Alex, à Saint-Étienne. Il s’est foutu de nous pendant des mois. Quand il est arrivé avec Aloisio, il était à la traîne, il ne faisait pas grand-chose à l’entraînement et en match. Un jour, je décide de le faire entrer en cours de match contre Nancy, alors que nous étions menés. Et il réalise une performance magnifique, il marque et nous fait gagner la rencontre. À la fin, je suis allé le voir et je lui ai dit : "T’es vraiment un con, ça fait des mois que tu te fous de nous en trichant, alors que tu as un énorme talent. 

Si je devais retenir une anecdote particulière vécue lors de ma carrière ? Allez, je vais en donner deux. Quand Alain Bompard, alors président de Saint-Étienne, veut me faire signer, Gérard Soler, le directeur sportif, lui a dit à peu près ceci : « Nouzaret est né à Marseille, il a joué et entraîné à Lyon. Ça ne marchera jamais avec nos supporters ! » Et pourtant, avec le public stéphanois, j’ai eu une relation extraordinaire. La seconde ? C’était en 1980, en Coupe de France (8es de finale). On avait perdu le match aller à Lens (4-5) un mardi.

On devait jouer le retour le mardi suivant, mais juste avant, le samedi, il y avait une rencontre de D2 chez nous, contre Montluçon. Et les dirigeants lensois, qui étaient à Nîmes pour un match de D1, devaient venir nous observer. Mais moi, je ne voulais pas jouer contre Montluçon. Alors, le jour du match, il pleut un peu à Montpellier. Et je suis seul au stade ; j’ai ouvert tout le système d’arrosage, de façon que la pelouse soit impraticable. On n’a pas joué le samedi, et le mardi, on battait Lens 2-0 ! On avait atteint les demi-finales contre Monaco, le futur vainqueur..."

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