7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Des Verts pas assez pétillants

Ancien responsable du recrutement à l'ASSE de 2005 à 2008, Omar Da Fonseca a assisté au match nul des Verts contre Qarabag jeudi soir. Dans Le Progrès du jour, le volubile consultant de beIN Sport pointe les carences offensives des Verts. Extraits.

"Je veux bien qu’on dise qu’on joue en fonction des qualités des joueurs qu’on a à disposition mais devant ça manque clairement de poids, de puissance. Surtout face à des défenses renforcées, contre des adversaires jouant très bas, où il n’y a pas beaucoup d’espaces pour faire des appels. À un moment donné, Ricky est à l’intérieur de la surface de réparation, il gagne le ballon avec son corps. Après il faut qu’il s’arrache. Au lieu de ça, il fait une petite remise. C’est pour ça que je trouve qu’il est un peu light.

On ne paye pas 100 ou 200 euros pour aller voir jouer Brandao, c’est sûr. Mais il y a des joueurs qui t’amènent une certaine plus-value, qui sont des têtes pensantes. On attache beaucoup d’importance aux statistiques, au nombre de buts marqués, de kilomètres effectués, de duels gagnés mais un joueur comme Brandao apporte une autre dimension. C’est la ruse, la malice, la maturité aussi. Quand il y a de la friction, il est là. Si contre Qarabag, tu as un joueur plus vicieux, qui sait provoquer des fautes et concrétiser...

Cohade, Clément et Lemoine jouent un peu trop dans le même registre. À un moment donné, il faut se donner la possibilité d’avoir un joueur plus créatif. Mollo est un footballeur qui percute. On peut dire ce que l’on veut mais il a réalisé trois ou quatre actions qui ont permis de déstabiliser la défense de Qarabag. La différence aujourd’hui se fait à travers les joueurs qui transpercent les défenses, les éliminent. Les milieux de terrain ou les joueurs qui viennent de derrière doivent savoir faire du un contre un ou être de bons passeurs

C’est toujours facile de dire, "il faudrait que..." Mais ça manque quand même de pétillant. Le stade est magnifique, les supporters sont là. Maintenant, il faut se donner les moyens. En Espagne, les équipes ont trois ou quatre avants-centres. Elles investissent sur des attaquants. C’est une autre vision des choses. Et les gens viennent au stade parce qu’il y a du spectacle."