6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Les stats ont la co(t)te

Magazine hebdomadaire supplément du journal Le Monde, M rappelle que les performances des joueurs sont désormais scrutées à travers les statistiques au ryhme des avancées technologiques. Extraits. 

"A l'entraînement, des GPS embarqués entre les omoplates des joueurs trahissent la moindre méforme physique ; lors des matchs, un système de tracking, disposé aux quatre coins du terrain, enregistre leurs déplacements, ainsi que leur position lors de telle passe ratée ou de tel duel remporté. "Cela équivaut à plus de huit millions de chiffres par semaine", décompte Thierry Cotte, le préparateur physique de l'AS Saint-Etienne. Après un match, chaque joueur stéphanois reçoit une fiche truffée de chiffres et de codes couleur qui résume sa prestation. Une sorte de carnet de notes façon "big data". "Nous pouvons même déterminer les périodes auxquelles, individuellement, nos joueurs sont les plus fragiles, de façon à prévenir les blessures", précise Thierry Cotte. Triées, hiérarchisées, associées, ces données influencent les choix au moment des transferts.

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En France, où les analystes n'ont pas encore assailli les staffs techniques, seule une petite dizaine de clubs utilise massivement les statistiques, parmi lesquels l'Association Sportive de Saint-Etienne, l'Olympique Lyonnais, l'Olympique de Marseille, le PSG ou le LOSC, qui a même ouvert en 2009 une cellule Recherche & Développement composée de sept personnes. En moyenne, les formations dépensent de 50 000 à 300 000 euros par saison pour l'ensemble du matériel nécessaire à la collecte de données. Un investissement indispensable, si l'on en croit Damien Comolli, l'ancien directeur sportif de Liverpool. "Les statistiques viennent valider ou invalider des décisions, analyse celui à qui l'on doit les découvertes de Luka Modric ou Gareth Bale. Elles jouent un rôle complémentaire, doivent permettre de s'émanciper de l'émotionnel."