Pouget revient sur son oubliable passage à Sainté

S'il aura claqué 31 pions avec les Grenats, Cyrille Pouget n'aura mis que 2 buts sous le maillot vert (lors des victoires contre Gap en Coupe de France et contre Amiens en L2). Le natif de Metz a évoqué son oubliable prêt par l'OM à l'ASSE (du 1er novembre 2001 au 30 juin 2002) sur la chaîne YouTube Flodas.
"Saint-Etienne était déjà en Ligue 2 à l’époque. Il y avait le projet de remonter même si le club n’était pas très bien classé. C’est Antonetti qui me veut… Incroyable ! je n’avais pas trop de rapport avec lui, ça s’est très, très mal passé. J’ai fait quelques matches titulaire mais je n’étais pas très bon, il faut dire la vérité parce que j’étais resté 3 ou 4 mois sans jouer. Un attaquant comme moi, sans jouer, perd l’explosivité, perd la confiance. On est moins efficace. Je n’ai pas vraiment été bon à Saint-Etienne, ce n’est pas un énorme souvenir. Le seul souvenir que j’ai, c’est que j’étais je pense le joueur le mieux payé de Ligue 2 à l’époque puisque j’avais gardé mon contrat de Marseille. Je ne donnerai pas les chiffres ! (sourire)
Pourquoi ça n’a pas marché entre Antonetti et moi ? C’est déjà en grande partie à cause de moi parce que je n’étais pas très bon. Il trouvait que physiquement, je n’étais pas au niveau. J’ai fait des footings, j’ai fait des courses... Pfff, je n’en pouvais plus ! J’ai même dit un jour que j’avais l’impression que le terrain de Saint-Etienne faisait 15 mètres de plus que les autres terrains. Quand tu n’es pas bien physiquement, attaquant, dans une équipe qui ne domine pas, ce n’est pas facile. Je n’étais pas un énorme dribbleur, j’avais besoin de mes coéquipiers, j’avais besoin d’être à 100% pour être vif et adroit devant le but.
Je n’ai pu mettre que 2 buts cette saison-là. On jouait dans un système où si j’avais eu 4 ou 5 ans de moins, c’était bien. J’étais le seul attaquant, je jouais tout seul devant, avec deux ailiers sur les côtés qui devaient faire d’énormes efforts, qui devaient défendre, attaquer, être dans les buts… tout faire, quoi ! Comme physiquement j’étais moins bien, ça ne s’est pas très bien passé. Je n’ai pas eu de très bons rapports avec Antonetti car il pensait que j’allais apporter beaucoup mais je n’ai rien apporté, pas grand-chose. Il était peut-être déçu. Il s’est dit : « je me suis trompé. »