7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

La nuit blanche de Max Gradel

Sacré hier soir champion d'Afrique et attendu à l'Etrat mercredi avec Ismaël Diomandé, Max Gradel se confie aujourd'hui sur le site de Jeune Afrique. Extraits.

"Cette finale était fermée, tendue. On sentait qu’il y avait aussi pas mal de fatigue, pour les deux équipes. Avec les matches rapprochés, c’est difficile de récupérer. Mais on voulait tellement cette Coupe ! Lors des tirs au but, même quand le Ghana a mené 2-0, je n’ai jamais cessé d’y croire. Je priais. Je savais que la victoire ne pouvait pas nous échapper, parce qu’il y avait de trop de signes positifs !

On avait battu le Cameroun puis l'Algérie, le grand favori. On avait eu un peu de chance en finale, avec les tirs d’André Ayew et d'Atsu sur les poteaux. Et puis, c’est Copa Barry, notre gardien, qui marque le tir au but vainqueur, après avoir stoppé plusieurs tentatives ghanéennes. Il n’avait pas joué depuis le début de la CAN, et il a appris juste avant la finale qu’il jouerait. Encore des signes…

L'accueil à Abidjan promet d’être extraordinaire, c’est ce qu’on ne cesse de nous dire. On m’a raconté qu’après le titre de 1992, il y avait des gens partout, sur des kilomètres. Là, ce sera pareil. Il paraît que les rues sont pleines, que des ivoiriens ont dormi à l’aéroport pour nous attendre, que certains sont venus d’autres villes pour faire la fête avec nous. C’est extraordinaire. J’ai hâte d’y être. Je ne réalise pas complètement que je suis champion d'Afrique. La nuit a été très courte. D’ailleurs, il n’y a pas eu de nuit…"