Nanard a fait rêver Omar

25/09/2020
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Dans son autobiographie Gracias a la vida parue avant-hier aux éditions Marabout, Omar Da Fonseca rappelle que sa relation avec Bernard Caïazzo a commencé au Paris FC. Extraits.

"Un beau matin, je reçois un appel de Carlos Bianchi : "Faut que tu viennes, je suis directeur sportif au Paris FC, on va monter une super équipe, le président est milliardaire, on va faire un super truc !" Le Paris FC joue en D3, son président s'appelle Bernard Caïazzo. Il pèse effectivement très lourd parce que, en dehors d'avoir inventé le principe des loges dans les stades, il est le premier à avoir implanté en France le système des plateformes téléphoniques, eh oui, eh oui ! Il a déjà fait fortune aux Etats-Unis et a dans son portefeuille clients les plus grosses entreprises nationales. Bref, il sait faire de l'argent, lui !

Moi, j'ai 32 ans, le genou gauche un peu obsolète et si Mosca est forcé de me faire jouer au minimum en équipe réserve, je n'ai plus aucun avenir au TFC. Mon salaire a pas mal baissé, je n'ai plus aucune prime, je crois que je n'ai pas d'autre choix que de changer d'horizon. Carlos me rappelle et le président Caïazzo aussi. Il a un côté Borelli je trouve... Et pour cause, il est pied-noir comme lui, avec ce côté chaleureux et charmeur : "On va en faire le deuxième grand club parisien, je vais investir beaucoup d'argent. Tu vas voir, ça va être extraordinaire..." C'est un sacré séducteur, il me vend tellement bien son rêve que je l'achète.

Le Paris FC est en D3 et, sans vouloir me la jouer, ça donne quand même l'impression de passer d'une Aston Martin à une Renault Scénic. Mais Caïazzo me verse un salaire plus que confortable, près de 20 000 francs, ce qui fait de moi, de loin, le joueur le mieux payé du club. Un peu comme à Cesarini, je me sens la "tête du gros chat." Caïazzo fait venir d'autres joueurs de D1, comme Umpierrez. Il se donne vraiment les moyens de ses ambitions : la montée. Je fais une super saison et on finit à égalité avec Melun. Ils nous coiffent au poteau pour uen histoire de différence de buts mais à cause de difficultés financières, ils ne peuvent pas monter.

C'est tout bon pour nous sauf que le club qui doit descendre de D2, c'est Amiens. La FFF pond alors une nouvelle directive qui prévoit que dans ce genre de situation, au lieu de faire monter le deuxième de D3, on maintient le dernier de D2. Or par le grand plus grands des hasards, il s etrouve que le président d'Amiens, Pascal Pouillot, est en poste à la Fédé ou à la Ligue. Caïazzo est comme un fou et on le comprend. Il décide de faire une vraie révolution. Il fait appel, il se bat comme un lion pour avoir gain de cause mais il trouve un mur face à lui : la FFF, autrement dit la muraille de Chine ! On est restés en D3...

Cette fois, c'est décidé, je mets un terme à ma carrière. Je n'ai pas fini d'accrocher ma première chaussure au clou que je reçois l'appel d'un certain Jean-Michel Ripa, ami de Bernard Caïazzo. Il est marseillais, président du Montesson Football Club., petite commune des Yvelines. Ripa est le patron de plusieurs grosses imprimeries et veut absolument que je vienne jouer chez lui. Je refuse mais il insiste et me propose surtout un salaire qui ne se refuse pas. C'est une histoire de fou car son club joue en district. Je suis dispensé d'entraînements, ma seule obligation est d'être présent pour les matches. Je finis la saison mais je n'ai plus envie. Cette fois, et pour de bon, je passe à autre chose."

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