Pierrot le héros

17/10/2021
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Passé par l'ASSE et vainqueur de la Coupe de France avec Strasbourg en 1966, l'ancien défenseur Pierre Sbaiz (84 ans) se confie aujourd'hui dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Extraits.

"J'ai très peu joué avec les Verts car j'ai fait mon service militaire à Berlin. Un conscription qui a duré 28 mois et 8 jours. A mon retour, le président Rocher m'a fait comprendre après une tournée en Autriche que je pourrais être mis en concurrence avec mon frère cadet Nello, à moins que je ne rejoigne le Racing Club de Strasbourg qui était à la recherche d'un défenseur suite à la blessure de Ginès Gonzalez.

Je ne faisais pas de cadeaux aux ailiers adverses. A l'époque on pouvait se permettre certains tacles glissés. On ne peut pas dire que j'étais un gentil. J'ai mis une droite au Sochalien Serge Bourdoncle lors d'un match de Coupe Drago. Il avait mis un coup de tête à mon coéquipier Michel Leblond. C'est le seul carton rouge de ma carrière.

La saison où on a gagné la Coupe de France, on a affronté en 32e de finale Saint-Etienne, une belle équipe dans laquelle jouait mon frère Nello. En tant qu'aîné, je l'ai bien aidé quand il jouait à Bollène. C'est moi qui l'ai fait entrer chez les Verts. J'étais content de jouer contre lui, même si on ne s'est pas beaucoup vu sur le terrain. On s'était fait une grosse bise avant le match et que le meilleur gagne !

En finale, contre Nantes, je me suis retrouvé face à Bernard Blanchet. Lors d'un précédent match, on s'était percuté et je lui avais cassé le nez. Il savait qu'il ne fallait pas qu'il tente trop de choses... Je marque sur coup franc l'unique but de la rencontre. Je saute de joie et tous mes coéquipiers me tombent dessus. C'est un moment fort, extraordinaire.

C'était la folie. Exceptionnellement, c'était moi le héros. J'ai dû mettre quatre ou cinq buts dans ma carrière, mais celui-là il a compté pour toutes les blessures et tout ce temps où je ne jouais pas. Je crois qu'on a passé la nuit aux Folies Bergères pour fêter ça. On a bien mangé, bien bu, bien rigolé en compagnie de nos épouses. Le retour à Strasbourg a été triomphal. A notre arrivée à la gare, on nous a sortis du train par les fenêtres.

J'ai terminé ma carrière de joueur à Blois. Un dirigeant qui était chef des ventes à Citroën m'a demandé si je voulais devenir vendeur. J'ai occupé cet emploi durant près de trois décennies, jusqu'à ma retraite en 1997. J'ai été élu meilleur vendeur du réseau Citroën en France. Quand je partais chez le client, dans la Beauce ou dans la Sologne, et que la discussion dérivait sur le foot, je savais que j'allais conclure la vente."

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