Guilavogui fait valser Vienne (2)
Dans la Pravda du jour, Josuha Guilavogui revient sur ses débuts réussis en Ligue des champions.
"Je suis plutôt content de ce que j'ai réalisé durant trente-cinq minutes. Le temps fut long depuis mon arrivée. J'ai pris une belle leçon d'humilité car je n'ai pas été souvent dans le groupe et, quand j'étais retenu, il m'arrivait de ne même pas m'échauffer. Le coach a été très clair avec moi. Pour jouer, il va falloir que je me batte car les titulaires au milieu font un boulot énorme en ce moment.
Je commence à mieux connaître mon équipe. Il m'a fallu apprendre une nouvelle philosophie de jeu. Ici, on s'entraîne avec beaucoup plus d'intensité qu'en France. Mais je commence à récolter les fruits de mon travail. J'apprends aussi l'espagnol et je comprends de mieux en mieux le discours de l'entraîneur.
Cette première apparition en Ligue des Champions m'a rappelé mes débuts en équipe de France. Je ne voulais surtout pas faire d'erreurs. Je n'ai pas surjoué. J'ai fait dans la simplicité en respectant les consignes. Je suis arrivé à Madrid sur la pointe des pieds. Les gens ne me connaissaient pas. A moi maintenant de me faire aimer.
Ce n'est pas parce que j'ai moins joué dernièrement que dans ma tête je ne fais plus partie du groupe France. Quand on a goûté aux Bleus, on a forcément envie d'y retourner. Aujourd'hui, quand je regarde leurs matches, j'ai naturellement des petits pincements au cœur. Je vais me battre pour revenir."