Tout est devenu flou

Entraîneur des Amazones, Jérôme Bonnet déplore dans la dernière édition du Progrès la supension du championnat de D2. Extraits.
"L’annonce de la reprise avait redynamisé le groupe, remis du baume au cœur aux filles et on s’est retrouvé avec une décision incohérente. Je ne comprends pas que la D1 puisse continuer. Pendant que nous, on est à l’arrêt, eux, à la fin ils établiront un classement. Qu’adviendra-t-il du dernier et de l’avant-dernier ? Si nous, on s’arrête, je ne comprendrais pas que deux clubs de D1 ne descendent pas. Ce serait injuste et ça créerait encore plus de frustratio.
Cela fait cinq mois qu’on a arrêté et durant les cinq mois, on n’a jamais eu de communication claire de la part de la FFF. C'est important de communiquer aux clubs les différentes solutions et surtout un échéancier. J’aimerais qu’on nous dise : si à partir de telle date on n’a pas pu reprendre, on proclamera une saison blanche ou, pour la D2 on se laisse jusqu’à telle date… Là, la communication que l’on a, c’est par les réseaux sociaux. C’est dommageable et ça entretient le flou."
Dans le même quotidien, la capitaine stéphanoise Charlotte Gauvin tient le même discours.
"On est dans la frustration, l’incompréhension. Comme on l’a dit dans la lettre qu’on a écrite lors de la journée internationale des droits des femmes, on ressent un écart entre nos homologues masculins et nous-mêmes. Ici, on a des internationales qui sont là pour jouer au foot, pour faire leur métier et elles ne peuvent pas. On a aussi des filles qui viennent de toute la France, dont c’est le métier et elles ne peuvent pas l’exercer aujourd’hui. Il y a également une inégalité avec d’autres sport comme le handball ou le basket où ça joue en D2 féminine alors qu’on est sur des sports de salle."