7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Clément ne fait pas de plan sur la comète

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Entraîneur de Bourgoin-Jallieu, leader de la poule Auvergne-Rhône-Alpes en National 3, l'ancien milieu de terrain stéphanois s'est confié au Dauphiné Libéré. Extraits.

"Quand on est joueur, on ne se rend pas compte de tout ce qui se passe à côté. D’ailleurs, je m’en veux un peu de certaines attitudes que j’ai eues quand j’étais joueur. Si j’avais eu conscience de la complexité du métier, j’aurais été un peu plus compréhensif. Ce qui me plaît dans ce métier de coach, c’est la notion de compétition et de valeurs humaines avec le côté management. Ce qui m’intéresse, c’est comment gagner des matches avec un groupe de personnes, comment on les amène à être performant à l’instant T. Notamment sur le plan mental.

Moi, j’emmène mes enfants à l’école et après ? J’ai besoin d’avoir une vie sociale où en plus tu peux avoir des émotions. Le football, c’est l’ascenseur émotionnel. Chez les pros, tu dois jongler entre les présidents, les actionnaires qui n’y connaissent pas grand-chose, les médias qui aiment bien le côté croustillant, certains joueurs qui ne sont pas contents. Il y a eu une interaction entre tous ces gens qui est compliquée. On le ressent même en National 3.

J'essaye d'être juste et transparent avec mes joueurs, ce sont mes valeurs. Pour moi, la partie psychologique, c’est tout aussi important que la partie tactique. Serais-je tenté par le fait d'entraîner une équipe pro ? Non, je ne fais pas de plan sur la comète. J’essaye d’être fidèle à mes convictions : prendre du plaisir, être épanoui, kiffer ce que je fais. Le but de la vie, c’est quand même d’être heureux."