Lulu garde le coeur vert

19/05/2020
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Dans un entretien paru aujourd'hui sur le site de Onze Mondial, Lucien Mettomo revient sur ses vertes années.

"Le Sphinx venait voir les entraînements. Et je disais : "C’est qui ce monsieur ?". Et tout le monde me répétait : "Mais enfin, c’est Robert Herbin". Et c’est lui qui a donné mon nom au nouveau staff, alors que je jouais en réserve, en disant que je pouvais aider l’équipe première. Il suivait les joueurs de la réserve, et il a donné mon nom. Je l’ai toujours remercié pour cela. Il était d’une humilité sans pareil. Vous ne l’auriez jamais vu donner son avis en public. Il regardait, il repartait, te glissait juste un petit mot. C’est au fil du temps que j’ai appris la légende qu’il était à Saint-Étienne.

Quand on est dans le cœur des supporters stéphanois et qu’ils sentent qu’on est investi, c’est tout simplement génial. On a fait des performances extraordinaires. Le public est tout simplement exceptionnel, je souhaite à tout footballeur de vivre ça. J’en ai encore la chair de poule à en parler aujourd’hui. La saison 1998-1999, j'ai mis sept buts. Je pense que Robert Nouzaret, qui était entraîneur à cette époque-là, nous donnait toujours l’envie d’aller vers l’avant. Il avait mis en place sur les coups de pied arrêtés ou d’autres phases de jeu bien précises, la possibilité que je me projette vers l’avant. Et ça a bien marché. Je ne sais pas si je suis dans l’histoire mais je pense qu’un défenseur qui finit deuxième meilleur buteur de son club, ce n’est pas courant !

Le but que j'ai mis au Stade de France, c’est le summum, c’est génial. J’ai pris appui sur Pape Sarr qui avait remis le ballon à Julien Sablé. Ce dernier fait un centre et je crois que c’est Pape Sarr encore ou Nestor Subiat qui se retrouve à la chute et moi je suis avancé, je vois le ballon revenir et je me dis : "Tu tentes, soit ça va dans les nuages soit dans le cadre." Je reprends le ballon et quand je le vois partir, dès que le ballon quitte mon pied, je peux te garantir que je sais qu’il va rentrer. Et puis c’est un but magnifique dans un stade magnifique avec un public magnifique, c’est ça Les Verts. Que dire de plus ? Je me suis fait ma petite soirée de star.

J’ai eu la chance de côtoyer des garçons comme Jean-Guy Wallemme, Kader Ferhaoui, Gilles Leclerc, Jérôme Alonzo, Romarin Billong et j’en passe, mais Jean-Guy m’a apporté en peu de matchs ce que j’aurais appris en dix ans de carrière. N’hésitez pas à vous abreuver de conseils. Moi, je ne cesse de le remercier. C’était la fusion parce que même avant les matchs, il m’expliquait des choses, me donnait des infos sur les joueurs. C’est ça qui m’a permis de vite apprendre et d’accumuler de l’expérience. Il ne cessait de me replacer, d'aller dans les détails, j’étais émerveillé.

J'ai quitté les Verts en 2002, c’était un acte qui n’était pas accompli, une histoire mal terminée parce que je pars dans des conditions où l'on dit qu’on veut sauver le club qui a des problèmes financiers. Je sors d’une blessure. On ne sait plus vraiment comment ça se passe à la tête de l’équipe. Des cadres du vestiaire commencent chaque semaine à partir comme Jérôme Alonzo et Pape Sarr, qui s’en vont à Paris et à Lens. Une histoire incompréhensible pour le jeune joueur que j’étais. Je me suis retrouvé embarqué là-dedans et je suis parti avec un pincement au cœur. Mais mon vrai club de cœur reste tout de même les Verts.

Je suis toujours partisan d’avoir sur le banc de touche un entraîneur qui a du temps pour monter un projet. Je pense que l’instabilité ne peut pas amener de résultats positifs. Saint-Étienne est malheureusement dans ce cas-là. On se demande si chaque année le club ne va pas être vendu, est-ce que le coach sera toujours le même. L’année dernière, le coach Gasset part, on ne sait pas trop pourquoi, Puel arrive, il y a des problèmes avec Ruffier, plein de petites choses comme ça. J’espère que le club va se redresser financièrement et qu’ensuite l’entraîneur sera là pour une longue durée et que dans deux-trois ans, l’équipe sera là où elle mérite d’être."

 

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