Les réseaux sociaux sont un fléau pour Pajot

09/11/2024
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Suspendu, Vincent Pajot a beaucoup manqué au FC Annecy, écrasé 5-1 hier à Rodez malgré l'entrée en jeu à la 66e minute d'un Karim Cissé totalement dépassé. Avant cette rencontre, l'ancien mileu de terrain stéphanois a expliqué au Dauphiné Libéré pourquoi il était le seul joueur des Hauts-Savoyards à ne pas utiliser les réseaux sociaux. Extraits.

"Je vais passer pour un vieux con mais, pour moi, c’est un peu le fléau de la société. Tout est idéalisé, tu peux avoir une vie nulle mais la faire paraître extraordinaire.  J’ai été impacté quand j’étais à Saint-Etienne, à l’époque où j’avais un compte Twitter, avec des gens qui te harcèlent. Je n’aime pas la proximité que ça crée, d’être accessible à tout moment. Il n’y a pas de soucis quand je suis au foot pour aller voir les partenaires, faire des photos avec les enfants. Je suis le premier heureux d’échanger. Mais quand je passe le portail du stade, je laisse le foot derrière moi. C’est comme si je ramenais des problèmes à la maison. Quand ça se passe bien, l’ego est très flatté. Quand ça se passe moins bien…

J’ai connu des joueurs qui passaient leur temps sur leur téléphone quand ça allait bien mais, quand ça allait mal, le téléphone était dans la soute du car. Ça me questionne aussi sur le harcèlement, je me projette sur ce que pourraient vivre mes enfants. Je n’ai que LinkedIn, je trouve ça intéressant. Pour le reste, le truc, je l’ai vécu, je l’ai analysé, j’ai tourné la question dans tous les sens et la conclusion que j’en ai fait, c’est que ça me fait perdre mon temps et ce n’est pas dans mon caractère. Tout le monde me charrie, je ne connais même pas le modèle de mon téléphone. Avec ma femme, on regarde très peu la télévision, on va plutôt bouquiner et on fait attention aux écrans pour les enfants. On se rend compte qu’on dort mieux après avoir lu qu’après avoir regardé la télé.

J’ai vu des joueurs, de vrais grands joueurs, être impactés par ça. Tu te dis que si même eux, ça leur fait quelque chose, c’est chaud. C’est difficile quand tu as joué devant 40 000 personnes, que tu as fait un match de merde et que tu te retrouves tout seul chez toi avec ton téléphone… Tu vois 90 notifications et tu te dis ''par curiosité, je regarde en espérant qu’au moins un mec dise que j’ai été bon'' mais que tu ne lis que des insultes (rires). Même si elle se fait insulter pour rien, la personne va être touchée. Ça reste humain. J’ai vite compris que ce n’était pas pour moi."

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