6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Ghoulam prêt à étaler les Etalons

Avant de défier les Etalons du Burkina Faso le 12 octobre à Ouagadougou, Faouzi Ghoulam s'est confié au Buteur. Extraits.

"J’ai passé une période assez délicate cet été, après mon départ avorté, mais bon, comme on dit chez nous : «Ce qui ne te tues pas te rend plus fort», donc voilà, on apprend de nos épreuves, c’est le mektoub. Je suis heureux à Saint-Etienne, je suis stéphanois et fier de jouer pour cette équipe. Ce qui m’est arrivé cet été fait partie du passé, je me concentre sur mon club. En ce moment, il est vrai qu’on se fait rattraper, car on est battus à chaque fois dans les moments cruciaux de la rencontre, alors qu’on laisse passer des occasions en or de tuer le match. Cela s’est encore reproduit face à Monaco. C’est rageant ! Quand on voit comment Falcao se donne sur le terrain, on est frappé. Il est arrivé comme une star à Monaco, mais il est combatif, tout en étant au service de ses camarades. Cela nous montre tout le boulot qu’il nous reste à faire. 

Je suis titulaire avec mon club, et j’espère continuer à faire de bonnes prestations, pour mettre le coach en difficultés dans ses choix, afin de donner plus de concurrence à notre Equipe nationale et lui offrir la possibilité de compter sur les meilleurs joueurs dans chaque poste. Cela fait plus de trois ans que je bosse l'aspect défensif avec le staff technique, à Saint-Etienne. Dans le football, quand on ne perd pas beaucoup de ballons, on défend moins. Après, j’essaie de bien fermer mon couloir, parce que j’ai compris que c’est beau d’être décisif offensivement, mais il est primordial de défendre. Donc, je fais de mon mieux pour satisfaire mon entraîneur à Saint-Etienne et le coach en Equipe nationale. 

 La sélection m’a beaucoup manqué. Je tiens à dire que j’ai toujours été à la disposition du pays. Je savais que pour espérer prétendre à une place en sélection, il fallait être titulaire avec son club. Je travaille au quotidien sur les points où je suis en difficultés pour rester performant avec mon club et être utile pour l’Algérie. La CAN reste un mauvais souvenir, difficile à vivre, mais là, on doit passer à un autre cap et répondre aux attentes du peuple. C’est toujours une fierté de défendre les couleurs de mon pays. Ça, c’est indéniable, surtout que cette fois, on a une place en Coupe du monde à arracher, inch’Allah. Si on veut aller au Mondial, il faudra surmonter tous les obstacles. On le sait, il faudra sortir un match costaud pour se qualifier."