Pour Sissoko, c'est gratifiant de fou !

04/11/2023
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Meilleur buteur de la L2 ex aequo avec le Malherbiste Alexandre Mendy (8 pions), l'avant-centre stéphanois Ibrahim Sissoko a accordé une chouette interview à la Pravda avant de défier le Paris FC ce samedi après-midi en ouverture de la 13e journée de L2.

"Le premier match de la saison, quand j'ai été sifflé, j'ai été surpris de fou. Je me suis dit : "Ah oui, ici les gens ils sont vraiment exigeants". Après, dans ces moments-là, il n'y a que le travail et la force de caractère qui comptent. Moi, dans la vie de tous les jours, je suis un rageux et, tout de suite, je me suis dit : "OK, je vais retourner la tendance."

J'ai du recul, peut-être parce que je n'ai pas un parcours comme les autres. Je suis arrivé tard en pros. Je n'oublie pas que je ne devrais pas être là. À 21 ans, je travaillais dans la restauration et j'étais loin de ce monde. Je viens de loin. Il y a trois ans, à Niort, je suis resté dix-huit mois sans jouer. Donc OK, c'est dur, mais bon, tu relativises. Je suis toujours resté ce que je suis : un bosseur.

Des buts, j'en ai mis, j'en remettrai, je sais faire. C'est mon job. On m'a recruté pour ça. C'est le rôle que j'aime. Et puis, avoir un rôle de buteur dans un club comme Saint-Étienne, c'est gratifiant de fou. Quand tu marques ici, tu as vraiment le sentiment que la tribune bouge. C'est un truc de fou comme les gens, de tous les âges, sont amoureux de leur club. Parfois, même quand je ne suis pas au stade, quand je vois la réaction des gens au supermarché ou autre, je trouve la passion incroyable.

Quand j'ai signé, honnêtement, je n'ai pas mesuré la dimension historique de l'ASSE. Cela s'est fait progressivement. Un pote m'appelle avant que je signe et me dit : "Tu verras, le bruit, la ferveur autour du club, c'est comme Marseille !" Je ne le crois pas à ce moment-là. Et juste après, je reviens chez mes parents. Et notre voisin du deuxième étage, un monsieur de 60, 70 ans, fonce sur moi et me dit : "Mais vas-y ! C'est extraordinaire". Et après, j'ai vu. Le musée, l'ambiance. C'est un club qui a marqué tellement de gens...

Si je ne finis pas meilleur buteur et qu'on remplit les objectifs, ça me va très bien. Cette équipe-là a les moyens pour les atteindre, j'en suis convaincu, si on garde cette régularité dans le travail. On a montré de la personnalité en arrivant à inverser la tendance. On a encore une grande marge de progression. Notre début de saison difficile ? On a beaucoup discuté. Le coach, le staff est proche des joueurs. On a travaillé. Personne ne s'est échappé et on a fait face ensemble. Monter en L1 avec l'ASSE, ce serait le premier aboutissement de ma petite carrière. J'aimerais réussir de grandes choses ici. Mais je ne veux pas me projeter. Il reste tellement de matches, tellement de travail..."

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