L'ASSE a recalé Der Zakarian

Nouvel entraîneur de Ronaël Pierre-Gabriel et Franck Honorat au Stade Brestois, Michel Der Zakarian raconte aujourd'hui dans Le Télégramme que Sainté l'a recalé.
"Mon père est né en Turquie, il y a eu l’exode pendant le génocide et il a atterri à Marseille. Après la Seconde guerre mondiale, il est allé en Arménie, où il a rencontré ma maman. Ils sont ensuite revenus en France en 1965, j’avais deux ans. J’ai grandi à Marseille dans un quartier où il y avait beaucoup d’Arméniens. C’est très riche comme culture, on est des bons vivants, on mange bien mais ça me faisait prendre du poids avec les kebabs, les brochettes, les beureks (rires).
Jusqu’à mes 14 ans, j’alternais foot et handball, j’ai même été champion de Provence de hand. Au foot, j’ai rapidement eu l’opportunité de faire un essai à Saint-Étienne, où je n’avais pas été accepté, car ils me trouvaient un peu trop gros. Deux semaines plus tard, j’en faisais un autre à Nantes, concluant celui-ci. Je suis parti à 15 ans de chez moi, à 900 kilomètres, seul. J’étais obnubilé par l’idée de réussir. Il y avait une équipe de folie. J’avais encore un peu trop de poids à l’époque, et Suaudeau m’avait dit : "Ou tu perds six kilos, ou tu rentres à Marseille". J’en avais perdu neuf."