Les sardines ont fait de l'huile

Dans un entretien paru aujourd'hui sur Le Phocéen, l'ancien milieu de terrain marseillais Peter Luccin se remémore une inoubliable fessée prise à GG le 12 décembre 1999.
"Cette saison-là, tout est parti du départ de Laurent Blanc.Son départ a déclenché tout le reste. On avait une super équipe sur le papier, mais c'est lui qui dirigeait sur le terrain. Sans lui, on n'avait plus le leader qui nous guidait. Robert Pirès en était un, mais sur le plan technique. Il était énorme, mais il ne pouvait pas gérer le vestiaire comme le faisait Laurent. C'est fou qu'on l'ait laissé partir, d'autant que ce n'était pas sa volonté et que le vestiaire voulait qu'il reste. Le club s'est tiré une balle dans le pied, d'autant que les problèmes hors terrain se sont enchaînés par la suite.
Arrive un match à Saint-Etienne où on perd 5-1, et là c'est fini. On sait que les supporters nous attendent à un péage pour nous bouger. Du coup, on décide de rester la nuit dans un hôtel. Puis il y a la défaite au Vélodrome quelques jours plus tard contre Lens, les supporters nous attendent sur le parking... Les Marseillais comme moi ou Patrick Blondeau, on savait que ça se passait comme ça. Mais, pour les autres, c'était vraiment traumatisant. Notamment lorsque des supporters montent à La Commanderie après Saint-Etienne et cassent des voitures. On est en décembre et on sait que la saison va être un calvaire."