7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Nanard, l'ami des stars


Dans une interview accordée au Parisien, Bernard Caïazzo revient sur la demi-finale de demain, et caresse son homologue parisien dans le sens du poil. Extraits :


"Le PSG est logiquement favori, mais nous jouerons notre chance à fond avec nos valeurs. Nous n’avons pas grand chose à perdre, surtout au Parc. La solution, comme souvent dans ce type de confrontations face à de grosses individualités, viendra du collectif. Sur le papier, c’est un peu David contre Goliath. On a perdu trois fois contre le PSG, mais nous restons sur un nul méritoire à Monaco un autre quart de finaliste de la Ligue des champions (...)

On a évoqué un report, mais il s’agissait en réalité d’un changement d’adversaire. Jamais dans l’histoire de notre football, un club n’a été autorisé par les instances à un changement d’adversaire. Vaut il mieux jouer Metz, une équipe rugueuse luttant pour sa survie en championnat ou l’ASSE, une formation joueuse en Coupe ? A chacun son avis. Les dirigeants du PSG sont des gens compétents et intelligents. Ils savent aussi que les Stéphanois préfèrent les voir champions plutôt que Lyon. L’idéal aurait été que PSG ne joue pas cette semaine pour garder ses forces et se préparer pour la finale de la coupe de la Ligue, le 11 avril et le match aller contre Barcelone le 15. Mais le calendrier ne le permettait pas (...)

C’est le seul club en Europe à pouvoir encore tout gagner. Ca vous classe un club. Je suis supporteur de Saint-Etienne, mais j’étais à Barcelone en décembre, puis à Londres en mars pour soutenir Paris. Les clubs français sont rivaux dans leur compétition nationale, mais ils doivent être associés pour être plus forts en Europe. Il en va de la pérennité de notre football. Maintenant on ne peut pas demander à un club, aussi ami soit-il, de lui faire cadeau d’ un match de compétition nationale pour favoriser ses desseins continentaux. Je reste persuadé qu’un jour Paris gagnera la Ligue des champions (...)

J’ai milité pour l'élection au conseil de la Ligue de Nasser Al-Khelaïfi, comme aucun autre président ne l’a fait. Il donne beaucoup à son club en temps et en énergie. Ce n’est pas facile pour lui pour des questions de culture, mais il s est adapté de façon remarquable à Paris. Il s’agit d’une personne avec du cœur douée d’une dimension humaine appréciable. Nasser, comme d’autres qataris en France, fait honneur à son pays en terme d’images et de valeurs. Après comme pour tout patron d’une organisation aussi prestigieuse que le PSG, il doit faire la distinction entre les courtisans et les compétents, mais c’est vrai aussi dans tous les autres clubs."