Le leader Max
Le Cuba a son Lider Maximo, l'ASSE a son leader Max, interviewé dans la dernière édition de la Pravda. Extraits.
"Après avoir soulevé la Coupe d'Afrique des Nations, je n'avais qu'une chose en tête : le match à Bordeaux. Il faisait chaud, j'étais au pays, c'était la fête à Abidjan. Certains n'arrivent pas à faire la différence. Moi, je pensais déjà à mon vol retour du mercredi pour la France. Alors que c'était la plus belle émotion de ma carrière, avec aussi mon premier match en pro avec Bournemouth face à Nottingham Forest, je n'ai pas vécu ma victoire comme si ma saison était terminée.
Pendant la CAN, en regardant les matches de Sainté, je me disais : "Ce n'est pas nous." Les blessures de joueurs importants et les départs à la CAN ont affaibli le groupe et provoqué un coup de mou. Depuis mon arrivée au club en août 2011, j'ai toujours su que j'allais devenir un leader. Mais je ne bénéficiais, alors, pas de la même attention. Quand on ne te fait pas confiance, il ne peut rien t'arriver de pire. Aujourd'hui, comme tout va avec les gens avec qui je travaille, c'est difficile de décevoir.
L'expérience des matches internationaux et le fait de côtoyer de grands joueurs avec le Côte d'Ivoire me permettent d'arriver à maturité. Je sais d'où je viens et où je veux aller : le plus haut possible, au-delà de mes limites. Je veux gagner la Coupe de France. Peu importe, donc, si on tombe contre le PSG en demi-finale. Pour la remporter, il faudra battre les meilleurs. On va gagner contre Lorient car on est prêts à livrer un gros match. Je ne suis pas inquiet pour notre fin de saison."