6 novembre 1974 : ASSE 5-1 Hajduk Split (ap) - 8e de finale retour de C1

Adieu Christian, allez Lorient !

L'hebdomadaire Le Journal des Verts publie cette semaine une interview de Christian Gourcuff. Extraits.

"J'ai vu beaucoup de matches de Saint-Etienne. Malgré des passages à vide inévitables sur le plan de l'impact physique, les Verts ont maintenu un bon niveau. Il y a un vrai public là-bas, beaucoup de ferveur. C'est un club qui suscite la sympathie. Il y a tout cet engouement autour de l'histoire du club. Tous les joueurs qui ont évolué à Sainté en parlent avec des étoiles dans les yeux. Un gars comme Stéphane Pédron m'en parle souvent, c'est une ferveur que les joueurs recherchent aussi. Au niveau de la Ligue 1, il y a beaucoup d'attrait. Sur le plan européen, ils ont encore une étape à franchir.

La participation en Ligue des Champions doit être intéressante mais pour y faire un parcours. Dans ce cas, c'est bien aussi pour stabiliser le club en haut. Sans trop me mêler des affaires de Saint-Etienne, je pense néanmoins que la politique salariale, à laquelle nous sommes confrontés chez nous, limite pour avoir des joueurs de top niveau qui sont indispensables pour faire une carrière européenne. 

Si Christophe Galtier s'en va, est-ce que Saint-Etienne m'intéresse ? Cela ne me concerne pas du tout. Je n'ai jamais eu de contacts avec l'ASSE et je n'en aurai pas. J'ai déjà d'autres contacts et je pense que cela se concrétisera sur ceux qui sont en cours très bientôt. Mais Saint-Etienne n'en fait pas du tout partie. Christophe Galtier a fait son trou, tranquillement, en apprenant aux côtés d'Alain Perrin. Il a su prendre sa relève, imposer sa patte à un moment où ce n'était pas facile. Il s'est inscrit dans la durée, dans la progression, avec une identité de jeu. C'est cela qui est intéressant.

Il y aura 35 000 supporters lorientais samedi soir à Geoffroy-Guichard ? Je pense seulement aux 15 000 qui seront présents avec nous au Moustoir. Le reste, c'est l'histoire des autres, pas la nôtre. Quand nous jouons, il y a toujours quelque chose à gagner pour nous. Là, il s'agit de se classer au mieux, ce qui n'est pas anodin, surtout financièrement. Les salaires des joueurs sont indexés sur le classement donc la motivation vient d'elle-même. Là, nous voulons préserver la huitième place. Comme moi, plusieurs joueurs vont quitter le club et ils voudront soigner leur sortie. Une dernière à la maison, c'est toujours particulier, on veut toujours que ce soit une fête."