7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Ça aurait été magnifique pour Loïc !

Loïc Perrin parle des Bleus dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

"La semaine passée à Clairefontaine avec les Bleus, je ne m’y attendais pas forcément. Ce fut une belle surprise. Ça fait partie des bons moments de ma vie de footballeur. Ça restera un très bon souvenir, j’ai trouvé qu’il y avait une très bonne ambiance. J’ai senti un très bon état d’esprit, avec des joueurs fiers de jouer pour l’équipe de France, qui aiment leur pays. C’est peut-être ce qui fait la différence avec un passé récent. Lors du stage, j'ai senti une bonne cohésion d’équipe. Des gars simples mais des compétiteurs qui ont envie de gagner. Et puis de bons joueurs surtout qui évoluent dans les plus grands clubs européens. C’est forcément enrichissant de les côtoyer. Blaise m'a impressionné. Il n’a pas changé mais il a pris une autre dimension. Quand on voit les matches…

Je savais que je pouvais être appelé vingt-quatre heures avant le premier match. Jusqu’au 14 juin. Comme ça s’est passé avec Cabella et Schneiderlin. Je n’espérais pas la blessure d’un autre joueur mais si j’avais eu l’opportunité d’y aller, ç’aurait été magique. J’ai fait un bout de préparation avec eux. Je ne peux pas dire que j’en ai fait partie à 100 %. Mais même si ça n’avait pas été le cas, j’aurais été derrière l’équipe de France, car c’est mon pays et je l’aime. Je vibre comme un supporter devant la télé. La France n’a rien à envier à personne. Ça va se jouer sur des détails. Mais ils sont l’égal de beaucoup d’autres nations. D’ailleurs, je ne sais pas s’il y a une sélection au-dessus. J’espère bien qu’ils croient en leurs chances. Le but, c’est bien d’aller au bout !

La Coupe du monde, c'est une compétition magnifique. Il y a des buts, du spectacle. Ça rassemble les gens. Quand on voit les images en France… Ça avive les regrets de ne pas être au Brésil, c’est sûr, forcément. Mais comme ce n’était pas prévu au départ… Je n’avais pas eu de sélection avant. Déjà réserviste, je suis heureux de ce qui m’est arrivé. Si j’avais été pris, ça aurait été magnifique. Une Coupe du monde, c’est tous les quatre ans et comme une carrière ne dure pas vingt ans, on n’a pas beaucoup d’occasions d’en jouer. Ça m’a permis de mettre un pied en équipe de France. C’était important pour la suite. En tout cas, ça m’a donné envie d’y retourner."