Bafé le Baranne

23/02/2014
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Bafé Gomis fait la couv' de la dernière édition de Onze Mondial. Dans l'entretien qu'il a accordé au magazine, l'ancien attaquant stéphanois fait plusieurs fois référence à l'ASSE. Extraits.

 

"Bafétimbi était le prénom de mon grand-père maternel. Lors d'un séjour au Sénégal, je suis tombé sur un serveur qui était l'un de mes cousins : il s'appelait également Bafétimbi Gomis ! Mes amis m'appellent aussi Bafé, c'est plus facile. J'ai aussi quelques surnoms : la panthère, bien sûr, mais aussi le Baranne, la marque de cirage, en référence à mon teint de peau très noir.C'est Herita Ilunga, dans mes jeunes années à Saint-Etienne, qui m'a baptisé ainsi. Il m'avait pris sous son aile à mon arrivée dans le groupe professionnel.

 

J'ai reçu une bonne éducation à Saint-Etienne, et j'ai rencontré les bonnes personnes : Laurent Roussey, Roland Romeyer, Bernard Caïazzo. Frédéric Antonetti aussi. Il a été très dur avec moi et m'a vraiment donné la force et l'envie de me battre pour réussir. Quand j'ai inscrit mon premier but en Ligue 1, il m'a dit : "mon petit, maintenant, il faut que ça dure 15 ans !" J'en suis bientôt à 100 buts et je repense au chemin parcouru depuis le premier. Chez les Verts, c'était une famille. J'écoutais les anciens qui m'ont transmis des choses et aidé à grandir, à m'épanouir, comme Vincent Hognon ou Herita Ilunga.

 

Christophe Galtier m'a encouragé à reprendre mes études, arrêtées à 14 ans. Dans le vestiaire de Lyon, j'en ai parlé à Mouhamadou Dabo. Il a trouvé ma démarche courageuse. Des amis m'ont indiqué des professeurs dans la région lyonnaise et je me suis lancé. Je m'efforce de corriger mes lacunes. Des profs viennent deux à trois par semaine à la maison. Je révise les mathématiques, le français, l'anglais, etc. Je progresse et j'en suis fier. J'ai repris mes études afin d'accompagner mon fils dans sa scolarité. Je n'ai pas eu cette chance avec mes parents, originaires d'Afrique et qui n'ont pas étudié. J'ai souvent souffert d'un complexe d'infériorité par rapport aux copains qui pouvaient se faire aider par leurs parents. Je ne regrette rien, il n'y a pas d'âge pour apprendre."

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