7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Tabanou se dépêche

Avant de recevoir son ancien club demain à 14h00, Franck Tabanou a accordé une intéressante interview à La Dépêche du Midi. Extraits.

"Un point sur six lors des deux derniers matches, ce n'est pas assez, surtout contre des concurrents directs. On a cravaché une saison entière pour jouer une Coupe d'Europe, on ne va pas la snober. Je crois qu'on a l'effectif pour courir plusieurs lièvres à la fois, il s'agit de bien récupérer. Le Chaudron ? Je n'ai jamais vu une telle ambiance : au barrage retour, quand on s'est qualifiés aux tirs au but, ça pétait littéralement de partout ! On est invaincu chez nous depuis un an et notre défaite contre Lyon. Ici, la semaine du derby, les gens ne pensent qu'à ça. C'est incroyable. C'est aussi pour cela que 2013-2014 reste une bonne cuvée : en dehors de notre 4e place et du record de points marqués, on a terminé devant Lyon. Mais personnellement, j'ai mis 3 buts en 34 matches : toujours la même histoire, mes stats laissent à désirer. Le poids de mon transfert, un des plus chers dans l'histoire du club, dur à assumer ? Sincèrement, non. Ce n'est pas moi qui en ai profité (sourire).

J'adore jouer latéral. Je suis face au jeu, à même de relancer. Il m'est arrivé de jouer à ce poste à Toulouse, mais c'était du dépannage, pour suppléer Cheikh M'Bengue. Je ne pouvais avoir de repères. Là, je sens que je progresse bien qu'il reste du boulot. Notamment en ce qui concerne le hors-jeu. Des fois je recule trop vite et je remets tout le monde en jeu (rires) ! Ma rapidité ? Faut pas exagérer : je ne cours pas comme Aubameyang non plus. Di Meco, Lizarazu… les exemples d'anciens ailiers repositionnés derrière avec succès sont légion. Si je peux avoir la même carrière que Liza, je ne m'en plaindrais pas, c'est certain… J'ai droit à des séances vidéo privées avec Christophe Galtier !  Des montages sur 2-3 actions mal négociées. Remontrer est toujours instructif. Notre entraîneur est très proche de ses hommes. Il est pour ainsi dire paternaliste.

Les Toulousains débarquent à Geoffroy alors qu'ils commencent à tourner après un départ un peu délicat au niveau des résultats. Normal, ils ont eu quelques recrues à intégrer. Wissam Ben Yedder squatte tout là-haut. Cependant Etienne Didot, leur maillon fort, est blessé. Tant mieux pour nous. Parce qu'Adrien Regattin, mon pote, est en pleine bourre. Et Óscar Trejo a vraiment des gestes de classe. Il ne faut pas leur laisser le ballon sinon ils font courir l'équipe d'en-face et savent bien utiliser les espaces qui peuvent s'offrir à eux. Mais nous aussi on aime bien utiliser les ailes, percuter et centrer, afin d'amener du monde dans la surface."