7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Notre nouveau malien, bouc-émissaire des ultras sochaliens

Notre nouveau malien, bouc-émissaire des ultras sochaliens: L'Est Républicain revient sur la saison sochalienne du nouvel avant-centre stéphanois Ibrahim Sissoko. Extraits.

"L’attaquant malien de 27 ans, auteur de 13 buts et 5 passes décisives au cours de la saison écoulée, avait fini par être pris en grippe par le public de Bonal, lassé par son manque d’investissement et de professionnalisme. Il était lié jusqu’en 2026 et avait le plus gros salaire du vestiaire (estimé entre 70 000 et 80 000 €). Les joueurs du FCSM ont été évalués par notre rédaction tout au long de la saison. Malgré ses stats, Ibrahim Sissoko n’a que la 10e moyenne [derrière Prévot, Aaneba, Weissbeck, Doumbia, Mauricio, Alvero, Ndiaye, Kalulu et Agouzou, ndp2].

Sissoko a été pointé du doigt. Il fallait un bouc émissaire et c’est lui qui a porté le chapeau. On lui reproche son comportement et ses humeurs. Les échos venus du vestiaire confirment que l’attaquant malien n’est pas irréprochable, mais, dans le fond, Sissoko "n’est pas le grand méchant qui est décrit", assurent plusieurs coéquipiers. L’ancien Niortais est certes nonchalant, boudeur et un peu solitaire, mais pas plus. En fait, ce que l’intéressé n’a pas saisi, c’est qu’au regard de son statut de joueur le mieux payé de l’effectif, il n’avait pas le droit au moindre écart de conduite.

Pour la der à Bonal contre le FC Metz, la TNS [Tribune Nord Sochaux, principal groupe ultra sochalien, ndp2] avait annoncé la couleur avec cette banderole : « Honorez nos couleurs ou barrez-vous ! ». Mais au final, une certaine forme de compassion a pris le pas sur le total dépit. Oh, il y a bien eu les « Sissoko, casse-toi ! », slogan déjà affiché lors du match contre Guingamp. Mais c’est bien parce qu’il fallait trouver un bouc émissaire à ce fiasco de fin de saison.

Très critiqué à Bonal depuis sa sortie en râlant contre Pau, Sissoko, de retour à Amiens dans le onze à la pointe de l’attaque, n’avait presque jamais été trouvé dans la surface. À La Licorne, l’ancien Niortais s’était seulement fait remarquer pour avoir craqué son short en chutant, ou pour avoir envoyé, par dépit, une mine en tribune, directement sur le visage d’une spectatrice… Si Sissoko et Doumbia ont rapporté des points au FCSM, ils n’arrivent pas à briller dans les matchs à très fort enjeu. Et c’est problématique.

Olivier Guégan attendait plus d'Ibrahim Sissoko et n’avait pas hésité à l’envoyer sur le banc plusieurs fois cette saison. « Il fait partie de ces joueurs de Ligue 2 qui ne mesurent pas leur marge de progression. C’est beaucoup de mental : il faut vouloir être un grand joueur et c’est dur de toujours vouloir être le meilleur. Cela demande beaucoup d’endurance mentale » avait déclaré le technicien."