Dupraz y croit

15/12/2021
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En conférence de presse en début d'après-midi, Pascal Dupraz a décrit son état d'esprit à l'issue de son premier entraînement avec le groupe :

"Je suis très fier d'avoir été choisi. Il y a à peine une semaine, j'ai reçu un appel de Jean François Soucasse, qui m'a demandé si j'étais partant pour une entrevue. À partir de ce moment-là, dans mon esprit, ça n'a pas fait l'ombre d'un doute. Personnellement, Saint-Étienne, c'est impossible de refuser. Je ne veux pas faire de sensiblerie, je ne peux pas le faire. Mon père a été champion de France amateurs, il était dans les tribunes de l'AS Saint-Étienne, souvent. En 1976, j'avais 14 ans. À cette époque, comme ensuite pendant beaucoup d'années, ce club m'a interpellé. C'est le club qui correspondait le plus à ce que je crois au plus profond de moi-même du football. C'est un sport de base, de masse. C'est un club évocateur. Je ne pouvais pas imaginer un seul instant entraîner l'ASSE dans le contexte actuel.

À l'initiative de Jean-François, Loïc et Samuel, nous avons rencontré toutes les forces vives du club, pratiquement toutes. Je suis interloqué par l'amour que vouent les employés à l'ASSE. Ce sont des gens qui sont là depuis 17, 19, 25, 28 ans. C'est suffisamment rare pour être souligné. Ça me donne les poils.

C'est avec beaucoup d'humilité que je viens ici, avec beaucoup d'enthousiasme. J'entends jouer mon rôle, mais je veux que les rôles soient partagés. Nous allons nous maintenir parce que chacun d'entre nous aura donné le meilleur de lui-même. La situation est compliquée. On ne peut avoir aucun impact sur le passé, il faut résolument se concentrer sur le présent et le futur. Le premier match revêt une importance capitale. Ensuite, la rencontre contre Nantes sera d'un point de vue émotionnel très forte pour moi. Ici, c'est une place forte du foot français. C'est un club de référence, avec des supporters sans égal en France, qu'il convient d'associer à cette volonté de rédemption. Il va falloir s'occuper de l'équipe de Saint-Étienne, ne pas se concentrer sur les résultats de nos concurrents. Il faut avoir un impact sur ce que les joueurs vont faire, les placer dans les meilleures conditions pour que les joueurs performent à nouveau. Ils ont déjà performé. Il se trouve que depuis quelque temps, le constat est implacable. Douze points en 18 matches, c'est sous-performer pour un club de ce standing. Je leur ai témoigné (ndp² : aux joueurs) toute ma reconnaissance. Je leur ai dit que la confiance en soi, pour ma part, c'est 50 % au moins de la performance. Il faut d'abord qu'ils retrouvent confiance en eux individuellement. Cette confiance rejaillira ensuite sur le collectif. Ce sont des mots simples, beaucoup d'empathie, de bienveillance. Certains m'ont décrit, souvent à tort, comme un gueulard. Mais en fait je suis surtout quelqu'un qui aime les gens, les personnes, qui sait vivre avec les générations contemporaines malgré mon âge avancé. L'objectif se situe là, redonner confiance à l'équipe. On dit jouer au football, pas travailler au football. Il faut qu'ils jouent. Pour cela il faut des attitudes. Tous ces préceptes qui concernent l'aspect tactique, je vais le réserver aux joueurs avant de vous le livrer. Vous pourrez continuer à dire que je suis un garçon qui motive beaucoup les joueurs et que je suis assez pauvre tactiquement. Ça me va bien comme ça.

Claude Puel est un excellent entraîneur, Jacky Bonnevay est un excellent adjoint. Ce sont des amis. J'ai été en formation au FC Sochaux avec Jacky. Je n'ai pas envie de parler sur ce qui s'est fait avant. C'est la décence qui m'oblige à le faire. Je vais amener ma contribution, ma réflexion, mon analyse sur le jeu. La chance pour moi est d'avoir été consultant depuis le début de saison. Si je ne pensais pas qu'il puisse se maintenir, je ne serais pas là devant vous. Il ne performe pas, il y a tout un tas de raisons, mais je les garde pour moi. Il faut s'aligner, tous, faire preuve d'humilité, ne pas s'inscrire ici en arrivant comme un sauveur. C'est une obligation. Je ne vais pas fuir mes responsabilités. J'ai la faiblesse de penser que j'ai des recettes pour faire en sorte que l'équipe aille mieux. Si on l'améliore, je ne vais pas dire non. Mais je ne suis pas velléitaire. La CAN va creuser l'effectif pendant quelques matches. Mais si les joueurs sont à leur niveau, il n'y a pas de raison que cela ne soit pas le cas, à condition qu'ils trouvent confiance en eux. Hier matin Julien m'a rapporté que les joueurs étaient touchés. Grâce à leur travail, au soleil également, et cet esprit d'écrire une nouvelle histoire. Ils ont bien répondu ce matin. C'était bien, il y avait de l'enthousiasme, beaucoup d'application, de concentration. Mais il n'y aurait rien de mieux que deux victoires qui nous permettraient de passer les fêtes de Noël avec des rêves plein la tête."

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