Bafé taire les critiques
Auteur d'un bon début de saison avec les vilains, Bafé Gomis répond aux critiques sur sa période stéphanoise aujourd'hui dans L'Equipe.
"Je viens de Saint-Etienne. Je fais partie des gens qui ont ramené le club en Coupe d'Europe, j'ai connu l'équipe de France là-bas. Quand tu as vécu ça, ce ne sont pas des petites choses comme celles que j'ai connues la saison dernière qui vont me faire douter. Dans le foot, tu ne peux pas te permettre de douter. (...) Ma saison dernière a été à l'image de celle de Saint-Etienne. J'ai marqué 10 buts en L1, j'ai marqué dans toutes les compétitions auxquelles j'ai participé. Après, vu mon potentiel, je peux faire mieux, je suis d'accord, mais il y a eu beaucoup de problèmes, le départ du coach Roussey, de Pascal Feindouno, des buts qui m'ont été refusés.
Avec Pascal, cela aurait été autre chose. Son départ a été une grande perte pour la Ligue 1. J'ai éclos au plus haut niveau avec Pascal Feindouno. Puis Pascal est parti, et quand vous arrivez un jour à l'entraînement et qu'il y a un nouveau coach... Avec Pascal, on gérait la pression offensive à deux. Après, c'est tombé sur moi. J'ai les épaules larges mais je suis encore jeune... On a parlé de mon augmentation, mais j'aurais eu le triple en signant en Angleterre cet été là ! Je suis resté pour travailler avec le coach Roussey et pour jouer avec Pascal. On m'avait promis Sessegnon, on m'avait même fait appeler Jimmy Briand, à Rennes, au téléphone. Après, quand ça ne va pas, c'est facile de dire que c'est de la faute à Bafé...
Il a été dit que j'étais trop gros, c'est faux. Au début de la saison dernière, j'avais cinq kilos en moins et j'étais à la rue, épuisé, je ne résistais pas dans les duels. J'étais bien plus gros en équipe de France, quand je marquais et qu'on m'adulait ! Aujourd'hui, je fais le même poids qu'à l'Euro, mais comme je marque, j'imagine que les gens vont dire que j'ai maigri. Ce n'est pas grave. Et puis je suis très têtu, je ne lâche pas comme ça. Il faudra que ceux qui parlent se lèvent très tôt pour me tuer."