Un Ange Vert dans la Croix
Le quotidien catholique réalise aujourd'hui le portrait du plus angélique des anciens footballeurs, Dominique Rocheteau. L'Ange Vert - surnom dont on apprend à nouveau qu'il ne plait pas à l'iintéressé - y est présenté comme avant tout motivé par le centre de formation "domaine [dans lequel] il peut le mieux exprimer les valeurs qui l’animent, parfois bien éloignées de celles du football professionnel contemporain". Le virevoltant attaquant l'affirme : "La fidélité, la stabilité, l’humilité et la confiance dans l’autre m’ont toujours guidé. C’est ma ligne de conduite, et je m’y tiens, dans le football et dans la vie".
Le papier, sans apporter forcément de grande nouveauté sur un personnage que les supporters des Verts connaissent par coeur pose néanmoins un constat intéressant : "Hasard ou pas, les Verts, qui se battaient souvent contre la relégation avant son arrivée, ont retrouvé des couleurs depuis quelque temps, même s’ils ont raté de peu une qualification européenne en fin de saison". Modeste, Rocheteau élude : "J’ai toujours pensé qu’il ne fallait pas tenter de copier les autres. L’ASSE n’a pas le même budget que d’autres grands clubs, mais peut compter sur ses propres valeurs, dont je me sens proche, et sur notre formidable public. Ca a l’air de marcher, même s’il ne faut pas s’emballer. Surtout, je me garde de m’attribuer le mérite de ce renouveau".
Enfin, on découvre que "l'ndividualiste amoureux du collectif" prépare son retour au cinéma, dix-sept ans après son rôle majeur dans Le Garçu de Pialat.