7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Bienvenue chez les Ch'tis, Jérémie !

Jérémie Janot ne perd pas le Nord dans l'entretien qu'il a accordé au site lensois.com. Extraits.

"On sait que Bollaert est un stade qui ne nous sourit pas beaucoup. Je peux vous dire qu’on ne s’attend pas à un match facile. Je le dis sans langue de bois : Lens est une bonne équipe, mais qui n’a pas de réussite. Les Sang et Or me font penser à nous la saison dernière. Il y a de la qualité, mais rien ne tourne de leur côté (...) Face à Lens, on sait que l’on va tomber sur une équipe revancharde. Ils vont vouloir emballer le match et bien débuter leur championnat en 2011, devant leur public. Je peux vous assurer qu’on prend cette équipe très au sérieux malgré son classement. On ne viendra pas la fleur au fusil.

On est des équipes qui aiment jouer au foot. Que ce soit à Lens ou à Saint-Etienne, on a souvent des équipes qui jouent vers l’avant. C’est vrai que ce sont toujours de très beaux matches, et j‘espère que ce sera encore le cas samedi. J’ai très envie de gagner cette rencontre, mais j’espère en tout cas que le RC Lens se sauvera ensuite. J’étais déçu pour Jean-Guy (Wallemme), avec qui j’ai joué à Saint-Etienne. Mais je souhaite vraiment que tout s’arrange pour eux. Là, c’est le cœur de Nordiste qui parle. Le Racing doit rester en Ligue 1, il y a sa place.

J’ai eu la possibilité d'évoluer à Lille, mais j’ai refusé. Cela m’aurait fait plaisir à un moment donné de pouvoir jouer à Lens. Quand j’étais petit, j’allais à Bollaert et je regardais Bernard Lama dans les buts. J’ai fait mon premier lever de rideau quand j’étais petit sur cette pelouse et ma famille venait aux matches. Il n’y a jamais eu le bon timing pour que cela se fasse. Je remarque qu’à une époque, beaucoup de joueurs du coin ont dû s’expatrier pour réussir, que ce soit Yohan Demont, Jérôme Leroy ou moi. C’est dommage de ne pas avoir pu faire carrière dans la région. Mais ce n’est pas un regret. A Saint-Etienne, je me suis épanoui. A Lens ou à Saint-Etienne, les gens se ressemblent. Ce sont deux bassins miniers et cela se ressent. Ici comme à Lens, le principal sujet de conversation des gens, c’est le club. Lens et Saint-Etienne sont comme des villes voisines séparées par 700 kilomètres."