Alonzo, le clément d'Antibes
Dans un entretien mis en ligne hier soir sur le site sports.fr, Jérôme Alonzo donne son avis sur les Bleus. Clément avec Anelka, l'ancien gardien stéphanois évoque son avenir.
"On finit dernier de notre poule avec aucune victoire et un but marqué. Je ne peux pas penser que le problème vient uniquement des joueurs. Evidemment, on ne va pas encore taper sur Raymond Domenech... Mais depuis deux ans, il y a un ensemble de choses qui font que ce n'est malheureusement pas une surprise, et ce qui arrive aujourd'hui aux Bleus était prévisible. Je ne vais pas être très original, mais on a effectivement l'impression que cette fédération marche sur la tête. Il y a très peu de gens issus du haut-niveau qui managent tout ça. On sait que Jean-Pierre Escalettes vient du monde amateur, avec toutes les vertus extraordinaires que cela véhicule, mais malheureusement sur les dossiers très importants inhérents au monde professionnel, c'est très difficile. Et on peut le dire sans être médisant, il s'est un petit peu noyé. Si le football français veut avancer, il faut un grand coup de balai et je pense que Laurent Blanc peut apporter de la fraîcheur et aussi beaucoup d'autres choses à cette équipe.
J'adorerais faire plaisir à plein de gens et dire du mal de Nico Anelka, que c'est un petit con, un enfant gâté, etc... Mais je vais vous décevoir parce que je ne le ferai pas ! Parce que moi, ce que je connais de Nico, ce n'est pas ça. Donc je ne vais pas juger un type sur ce que j'ai vu à la télé ou sur ce qu'on m'a dit qu'il avait dit. Sur ce que je connais de l'homme, sur ce que ce mec-là m'a apporté quand je suis arrivé au PSG, alors que je ne connaissais personne, que je n'étais personne, la manière dont il s'est occupé de moi quand je suis arrivé, et bien ça je ne l'oublierai jamais. Je suis donc très triste qu'il n'ait pas fait une bonne Coupe du monde sur le plan sportif et en ce qui concerne l'homme, avec moi c'était un type super.
Me voilà sur le marché, mais sans pression énorme parce que j'ai des milliers de projets. Evidemment, j'ai encore très envie de jouer au football un an ou deux mais j'ai cette chance, ce privilège de pouvoir dire stop parce que j'ai eu une carrière bien remplie et que je ne suis pas très inquiet par rapport à mon avenir professionnel. Il y a des contacts, farfelus mais aussi très sérieux et aujourd'hui je me laisse jusqu'à la mi-juillet pour décider de mon avenir. Et il se peut que vous me revoyez sur les terrains l'an prochain, et pourquoi pas en Ligue 1... Je privilégie deux pistes qui me rapprocheraient de ma région natale, le sud de la France. Non pas parce qu'il y a du soleil et que c'est tranquille mais parce que je suis de là-bas. Si j'étais de Brest, j'aimerais bien finir à Brest, mais malheureusement je suis d'Antibes (Rires) ! Plus sérieusement, il y a aujourd'hui huit chances sur dix que je continue ma carrière la saison prochaine."