7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

David des jeunes attend

Annoncée par le potonaute Sylvain92 il y a trois semaines sur notre forum, l'arrivée de Bernard David en tant que responsable de formation de l'ASSE a été confirmée aujourd'hui par le site officiel.

Directeur du centre de formation de l'AJA depuis 2000, l'heureux élu a eu sous ses ordres Jean-Pascal Mignot, Lynel Kitambala et un certain Jordan Galtier, qui garde des souvenirs contrastés de ses années icaunaises (de 2002 à 2007). "Cela s'était vraiment mal terminé avec les dirigeants, et en plus je m’étais blessé. C’est un club vieillissant dans lequel il est très difficile de percer. A Auxerre, il avait une rigueur. Le matin, les lits devaient être faits, propres. Et puis il y a tout les trucs que vous avez entendus sur Guy Roux qui sont vrais : pas de sorties, pas de gonzesses, pas de bonbons. Tout cela m’a appris la rigueur, à être professionnel dans ma tête dès le plus jeune age. Un autre point positif à Auxerre, c’est que l’on jouait avec le même système que les pros. A l’époque, c’était le 4-4-2 avec Kapo et Cissé. Nous étions formatés pour cette configuration, ailier en ce qui me concerne. A Bordeaux, il y a beaucoup plus de communication entre les jeunes et les pros qu’à Auxerre, et le centre de formation est mieux géré. Auxerre, c’était plus "chacun pour soi" (Chezlesgirondins, janvier 2009).

Dans une interview publiée par le site Chronofoot juste avant la dernière finale de la Coupe Gambardella Nice-ASSE (2-1), Bernard David a donné sa vision de la formation. Extraits.

"Le but d’un directeur du centre, c’est de mettre tout en œuvre autant dans le recrutement que dans le travail quotidien pour former des joueurs qui deviendront professionnels. Ça part aussi de la scolarité. On essaye que toutes les années, il y en ait 3-4 qui parviennent à intégrer le groupe pro.

Le secret de la formation auxerroise ? S’il y avait un secret, déjà on ne le dirait pas… (rires). Non simplement, essayer de travailler mieux et plus que les autres. Et essayer de recruter malin. Plus ça va, plus c’est difficile. La preuve, on a des difficultés à sortir des joueurs. Chacun des 32 centres de formation français travaille bien, recrute bien. Il y a une quinzaine d’années, sur le marché, il n’y avait que Rennes, Sochaux, Lyon, Auxerre. Les bons joueurs réfléchissaient entre 3-4 clubs, maintenant ils reçoivent plein de propositions, et en plus, il y a l’étranger. Avec la concurrence étrangère, il est très difficile de lutter financièrement.



L’équipe première d’un club est toujours une locomotive. Faire jouer beaucoup de jeunes en équipe A, ça donne aussi envie aux parents de faire signer leur protégé dans un club. Notre crédo, ça a toujours été « Dès qu’un jeune est prêt à jouer en Ligue 1, on lui donne sa chance. » C’est peut-être ça qui fait la force de la formation en France. Par ailleurs, je trouve ça très bien de ne pas déraciner les jeunes, de leur proposer une pré-formation locale. De plus en plus, les petits arrivent à 12-13 ans dans un club pro et, eux-mêmes, ne deviennent pas pros. Plus de 9 joueurs sur 10, les chiffres sont là. Ca n’empêche pas de les faire signer un contrat de non-sollicitation à cet âge-là, mais qu’ils restent chez eux dans un premier temps."